Contiguïté des neurones
La connexion des neurones entre eux par simple contiguïté a été entrevue par His (1883) et Forel (1887). Mais c'est surtout depuis Ramon y Cajal qu'on admet que dans les
1. Voir TouRNBUX, Précis d^ embryologie^ collection Testut, 1898.
1 Voir aussi Obier, Journal russe de newopaihologie et de psychiatrie^ tM3, p. 403 (Revue neu}*o logique, 1903, p. 1005).
3. Voir Davtdopf, VIII" Congrès des médecins russes, Moscou, 1902, p. 17. Revue neurologique, 1903, p. 463.
n'îseaux de fibrilles entrecroisées (Gerlach, Cîolgi), neuropile de His, il y a simple eontiguité entre les fibrilles terminales d'un neurone et celles d'un neurone voisin ; Tarliculation ou contact utile se faisant entre le cylindraxe d'un cot<^ et les prolongements protoplasmatiques ou la cellule elle-môme de l'autre.
D'après Mlle Stefanowska, le contact se ferait le plus souvent par des appendices pirifonncs (appareils terminaux spéciaux), et Renaut admet des appuis adhésifs.
Mais enfin, dans l'ancienne et complète conception du neurone, c'est toujours une unité distincte de ses voisines, n'entrant en relations avec elles que par contiguïté de ses prolongements.
5. Mouvements amihoidcs; épines et iHat moniliforme des dendrites.
Il y a plus : on a décrit à ces unités une sorte de vie propre et indépendante comme aux spermatozoïdes et aux leucocytes.
Wiedersheim a décrit des mouvements amiboïdes dans les cellules nerveuses d'un animal transparent. D'autre part, le prolongement des cellules nerveuses de la muqueuse olfactive présente des cils avec mouvements ondulatoires.
Se basant là-dessus, Mathias Duval * (ISOr») a lancé la théorie hiitohgique du Sommeil sur une idée émise par Lépine * (1894) pour l'hystérie et, d'après Kulliker, par Rabl-Huckhard (1890) : ces mouvements amiboïdes et le défaut de contact des neurones à certains moments étant le point de départ de ce que nous appelons désagrétjation suspolygonale (sommeil naturel, hypnose, hystérie ^),
Binet Sanglé ^ et Lagrilîe * ont développé récemment des arguments en faveur de l'amiboïsme des neurones.
Plusieurs auteurs ont admis, sinon des mouvements amiboïdes, du moins une plasticité différente des neurones (Demoor) suivant leur état d'activité ou de repos.
Ainsi *, d'après Vas v,i Mann, l'activité des cellules nerveuses s'accompagne d'un agrandissement de; la masse protoplasmique.
D'après Lugaro (1S95), il y a turgescence du protoplasma cellu-
\. Mathias Duval, Société de BioloijiCy 2 février 1895, Revue scientifique, mars 1808, el linme neurologif/ue, 18^9, p. fio.