Conception notivelle de l'entier système nerveux
Nous pouvons formuler maintenant la nouvelle doctrine de la constitution du système nerveux.
{• Le système nerveux n'est pas formé d'unités anatomiques distinctes (ancien neurone). Il est constitué par des conducteurs continus, sans commencement ni terminaison, formant un cercle complet, comme celui de la circulation, avec des réseaux de fibrilles élémentaires disséminés sur leur parcours, réseaux soit intracellulaires, soit extracellulaires;
2*» Ce vaste conducteur, le tube nerveux, est lui-mAme formé d'une chaîne de neuroblastes segmentaires. « Tout le système nerveux, dit Bethe, est formé d'un grand nombre de groupements cellulaires (Zellsocietàtcn) mis en communication fonctionnelle par les neurofibrilles ». De même, Ballance et Purves Slewart : « Le système nerveux périphérique doit être regardé comme composé de chaînes de neuroblastes fusionnés pour former les axones continus enclos dans les gaines myéliniques et névrilématiques ».
Enfin Durante, résumant toute la doctrine de celte Élcole, dit (p. Î103) : « Le cylindraxc n'est pas le prolongement périphéric|ue d'une cellule centrale. Le tube nerveux est constitué par un chapelet de neuroblastes dont le protoplasnia différencie m situ de la myéline et des fibrilles cylindraxiles. Ces fibrilles en s'unissant constituent un réseau d'apparence indiscontinue, établissant des rapports de continuité entre toutes les parties du systt'^me nerveux... Les neuroblastes périphériques ont une individualité fonctionnelle. Ils sont excitables et prennent une part active à la conductibilité, ou plutôt à la transmission nerveuse qui paraît consister moins en Tin courant qu'en une excitation transmise activement de cellule à cellule... Le cylindraxe, prolongement d'une cellule centrale, constituait une formation unique, sans pareille dans l'économie. Le tube nerveux, considéré comme une chaîne de cellules ayant chacune son activivité propre, permet au contraire de le rapprocher des autres organes. Cette unification du système nerveux au plan général des autres tissus n'est pas un argument sans valeur en faveur de cette conception caténaire ».
En somme, il est impossible de le nier, on est aussi séduit, à la fin de ce deuxième paragraphe de notre étude, par l'unité et l'intérêt de cette Ihéorie antineuronique que nous étions séduits, à la fin du premier paragraphe, par l'unité et l'intérêt de la théorie Ju neurone.
Ceci a-t-il donc tué cela? Faut-il simplement supprimer le neurone et le remplacer par les réseaux et la chaîna continue des neuroblastes? C'est ce qu'il nous reste à étudier dans un troisième paragraphe.
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