‹ L'Année sociologiqueChapitre 47 sur 133 · ANALYSES. — ETUDES DIVERSES SUH LES GRANDES RELIGIONS · texte numérisé non relu

ANALYSES. — ETUDES DIVERSES SUH LES GRANDES RELIGIONS

par UD archonte, mais la gnose lui fournit un mot de passe. M. Anz passe en revue les écrits et les systèmes qui sont parvenus à notre connaissance; Tliymne des Naasséniens, la Pistis-Sophia, les histoires apocryphes des apôtres lui présentent des versions du dogme de l'élévation des âmes ; Bardesane le professait ainsi que les Valentiniens, les Karpokratiens et les Basilidiens.

Le dogme défini, la recherche de son origine est singulièrement facilitée. M. Anz croit qu'elle est babylonienne et sa démonstration paraît assez forte. La religion chaldéenne a vécu jusque dans les premiers siècles de Tère chrétienne. Le dernier texte cunéiforme daté que nous possédions est de 35 avant J.-C. Au deuxième siècle après J.-C, le romaucier Jamblique vient apprendre à Babylone la sagesse et la langue babyloniennes. En outre, la religion babylonienne était assez souple pour vivre, elle n'était pas fermée aux influences étrangères, elle se prêtait au syncrétisme. L'influence des planètes sur la destinée humaine est un des dogmes caractéristiques des religions de la Chaldée. Elles avaient la théorie des sept ciels, correspondant aux sept planètes ; au-dessus des sept ciels était le ciel d'Anu, vers lequel s'envolait Etana porté par l'aigle. Dans les livres religieux des Mandéens, cette doctrine cosmologique a déjà produit une doctrine morale de Tascension des âmes. Elaborée dans les communautés mithriaques, cette doctrine est devenue la base de l'enseignement des sectes gnostiques. Le gnosticisme n'est pas une invention des imaginations malades, qui se plurent à son syncrétisme demi-chrétien, demi-païen ; c'est, comme dit M. Anz, « une fleuraison tardive d'un arbre desséché ». M. Anz fait voir, à la fin de son livre, dans certaines figures du panthéon babylonien, comme Istai\ Marduk et Ea, des prototypes des conceptions gnostiques de la Sagesse {^ooioc), du Sanieur (Scorr.p) et de l'abîme {c^'M;). Ea, dieu de l'abîme, est le dieu des incantations libératrices. M. Anz croit trouver, dans les idées babyloniennes et dans les rites de la purification par l'eau, l'origine du baptême magique des Gnostiques. Peut-être est-il trop disposé à croire que les rites sont spécialement chaldéens. Entre eux et le baptême chrétien, la différence ne parait pas si grande qu'il le veut dire.

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i/anxke socioLoaiQrK. 1808

S PETRIE (W.-M.). — Religion and conscience in ancient

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principal de M. Flinders Pétrie semble avoir été d'expliconlradictions (il aurait été plus sage de dire diversité) de n égyptienne ; il croit y être parvenu en attribuant à des

ethniques distincts (le libyco-nègre, le mésopotamien et b) les théories ou croyances différentes, et par lui déclarées ibles, qui couraient sur le caractère des dieux, ou sur îes destinées. Ce que nous savons de certain sur les oriniques de l'Egypte s'accorde mal avec cette conception sim-

ges consacrées à la morale sont, comme les précédentes, idées spirituelles autant qu'inconsistantes. Le livre est desland public. I. L.

. — Die alten Religionen in Eran {Ztsch. cl. deulschen Morg, Gcsrllschaft), i898, II, 187-196.

la théorie de Darmesleter sur la date récente de l'Avesla et de dégager la religion persane anti([ue avant les lhéorie> nés.

D'AVIELLA. — Ce que Tlnde doit à la Grèce. Paris, Leroux, 1897, p. vi-200. in-8°.

— Ueber das Verhaeltniss der buddistischen Philosonim Sànkhya Yoga und die Bedeutung der Nidânas

t. d, deutsch. morg. Gesel.^ 1808).

mtion à l'étude des origines, brahmaniques et philosodu dogme bouddhique.

LMERS. — Tathàgata. V. 7?. As. Soc. Londres), 1898, I,p. 107-115.

le bien l'une des épilhètes du Houddha.

- Die Volksgemeinde und die Gemeinde der Frommen

imPsalter, 1897, p. 80, in-8û.

)Ulion à la formation de l'Eglise juive

i'EU. — Les (( Stromates » de Clément d'Alexandrie

{nei\ de rhisL des relig.), XXWL 308-320.

it d'Alexandrie fut l'un des premiers à comprendre Tinté-

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