‹ L'Année sociologiqueChapitre 49 sur 133 · I. — GÉNÉRALITÉS Par M LAPIE · texte numérisé non relu

I. — GÉNÉRALITÉS Par M LAPIE

A. VIERKANDT. — Die Entstehungrsgriinde neuer Sitten

(Les cames de Npparilion des mœurs nouvelles), — Braunschweig, Vieweg uud Soho, 1897, brochure in-S^ de 13 pages.

Deux méthodes, selon M. VierkandL permettent d'atteindre la réalité sociale : robservalioa et l'hypothèse. Les questions d'origine ne peuvent être traitées que par la seconde, jet, quand il s'agit de l'origine des mœurs, l'hypothèse est d'ordre psychologique : il faut chercher quel sentiment a pu donner naissance à la coutume étudiée. Mais on a le choix eutre deux groupes d'hypothèses psychologiques. Les uns, disciples de la philosophie de VAufklaerung, attribuent à l'homme primitif des désirs conscients et de nature élevée. Les autres pensent au contraire que les sentiments des primitifs ne peuvent être que de très humbles besoins ou des instincts aveugles. C'est à cette école que se rattache M. Vierkandt : c'est donc par de tels besoins ou de tels instincts qu'il explique les mœurs primitives.

On a, par exemple, expliqué l'anthropophagie soit par un sentiment religieux, soit par un reste de bestialité : c'est la seconde hypothèse qui est vraisemblable. L'origine du vêtement est attribuée par les uns à un sentiment de pudeur, par les autres à un désir esthétique, par d'autres encore à un besoin de protection : c'est la troisième hypothèse qu'il faut choisir. La circoncision est elle une cérémonie propitiatoire, la marque de la nationalité, un moyen d'accroître le plaisir sexuel ou une mesure hygiénique ? C'est naturellement aux deux dernières explications que s'arrête M. Vierkandt. Les

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