III. — ANTIQUITÉ CLASSIQUE ET MOYEN AGE OCCIDENTAL
A. — Mourement économique dans Vantiquité.
Georg ADLËH. — Die Sozialreforni im Altertom. Abdrack aus dem Uanduôrterbuch der Staatswissensfh^iften, hgg. v. Conrad, Elster, Lexis, Loeninjç, i'^' Supplemenlband. lena, Fischer, 1897, 1 fasc, ia-8" , 98 p.
La question sociale dans fantiquité revêt surtout la forme d'une lutte pour la terre; c'est autour de la possession «t de rusag:e de la terre que se font, direclomeut ou indirectemeul, les mouvements sociaux de ce temps (demande de terres, crises agraires, réduction ou libération des dettes hypothécaires, lutte, conti-e les grands propriétaires et les riches prêteurs, des petits dépouillés ou exploités, etc.». M. Adler étudie sommairement les mouvements de cet ordre chez les anciens
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ANALYSES. — AXTIQUITÉ CLASSIQUE 461
juifs. II s'étend davantage sur la Grèce (la surpopulation et la colonisation, Taflranchissement des p«tysans attiques par la réforme de Solon, les réformes dans d'autres États grecs, la politique sociale de la tyrannie populaire, la politique sociale de la démocratie, la monarchie sociale et la réforme agraire à Sparte). A Rome, il s'attache particulièrement aux tentatives réformatrices des Gracques, il décrit l'état de la plèbe sous Tempire, résultat de leur échec (« panem etcircenses »), et il note en terminant la préparation par Tempire romain d'une nouvelle condition d'agriculteurs. Une conclusion critique dégage les traits caractéristiques de ce mouvement social antique et montre, dans la décadence de la Grèce puis de la puissance romaine, les conséquences du retard et du refus opposés à la solution de ces problèmes. Malgré quelques dispositionsà l'emploi du vocabulaireetde Tallusion moderne, cet essai est un bon travail d'encyclopédie scientifique*. Une bibliographie y est jointe selon l'habitude de cette encyclopédie.
Ed. MEYER. — Die Oràcchische Be^wegung. Ilandtvôrt, def^ Slaalswissenschafiertyft**' Suppl. btl. léna, Fischer, 1897, p. 440-448.
Max WEBEI^ — Agrarverhaltnisee im Altertnm. Handworlerbuch der Staaiswissenschafien, 2'" Supplément Bd., ïéna, Fischer, 1897, p. 1-18.
Article clair, précis et documenté.
SOLARI (G.). — La vita ecoBomica nei proverbi greei (La vie économique dans les proverbes grecs). Hiv. ital. di Socitd.y 1898, p. 187- 206 et 303-320. •
Effort intéressant pour classer et interpréter les proverbes grecs qui concernent la vie économique. L'auteur cherche à délerutitter la phase du développement économique à laquelle chacun d'eux se rapporte : il en trouve ainsi qui sont des échos de la période barbare, d'autres, de la période pastorale, de la période agricole, etc. Il s'attache ensuite à dégager les renseignements qu'ils nous fournis^ sent sur les divers agents de la vie économi<[ue, leurs rapports et
(I) Le tirage à part ne reproduit pas tout l'article de VEncychpédie : ce dernier en etfet ne se limite pas à l'antiquité. Il indique en outre : le sens du nH)uvement social au moyen âge ; les origines du mouvement présent dans Tindividualisme économique (en renvoyant pour le développement complet à divers autres articles de l'œuvre). Enfin il traite avec quelque étendue du mouvement social au \\\* siècle.
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462 l'axxée sociologique. 1898
leur genre de vie (l'esclave, rouvrier libre, rindustriel, le riche, le pauvre, etc.). II sort parfois du cadre purement économique et signale des proverbes d'un intérêt plutôt moral (sur les vieillards et sur leur situation respective à Sparte et à Athènes, sur les femmes, p. 310, 3 H). Si le travail ne nous apporte pas de nouveautés très importantes, la méthode est excellente et d'un bon exemple. Les proverbes sont, pour toutes les branches de la sociologie, une source précieuse et trop peu utilisée.
h^ J. BELOGH. — ZinsfusSy Geschichte des, imklassischen Altertum. Ilandwôrlerbuch der Stanlswissenschaften, 2^' Supplément Bd., léna, Fischer, 1897, p. 1002-1008.
SWOBODA. — Griechische Kolonisation. Ilandw. der Stuatswissenschaften, 2'" Suppl. Bd., léna, Fischer, 1897, p. 531-544.
SCHULTEN. — Rômische Kolonisation. Handw. der Slaatswissenschaften, 2^ Suppl. Bd., léna, Fischer, 1897, p. 544-560.
SOLCHON. — Les théories économiques de la Grèce antique.
Paris, Larose, 1898.
Ce livre n'est pas uu travail d'érudition, mais est Texposé par un économiste des théories économiques fragmentaires rencontrées dans les auteurs grecs, avec une critique honnête et sincère qui, il est vrai, ne s'interdit pas de songer aux choses actuelles à propos d'idées anciennes.
B. — Organisation des ynétiers an moyen âge.
Rudolf EBERSTÂDT. — Magisterium und Fraternitas. Eine verwaltuDgsgeschichtliche Darstelluog der Entstehung des Zunf twesens (Staats und Socialwissenschaftliche Forschungen. bgg. von G. Schmoller). Leipzig, Duncker u. Humblot, 1897. 1 vol. in-8% 241 p.
Cette étude veut combler une lacune. La corporation se montre au début du xiii*" siècle une institution établie. D'où vient-elle? Les recherches jusqu'ici ont exclusivement porté sur la condition juridique antérieure des membres incorporés. Mais la corporation elle-même, Torganisme de la corporation reste par là inexpliqué. La continuité des formes sociologiques interdit de croire à une création de toutes pièces et conduit à rechercher une origine évolutive dans quelque organisation antérieure. Eu reprenant dans ce dessein This-
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