ANALYSES. — ÉCONOMIE DES PEUPLES PRIMITIFS
M. Schurtz traite encore des problèmes « anthropogéographiques » généraux, à Toccasion de ses recherches, et enfin du rapport entre « monnaie » et « marchandise ».
Les faits nombreux rassemblés et classés dans ce précis substantiel sont précieux. Les recherches de cet ordre montrent tout Tavanlage que Tintelligence des phénomènes économiques, même actuels, peut retirer spécialement des études d'origines, et généralement d'une méthode sociologique. Peut-être même trouvera-t-on qu'ici M. Schurtz n'a pas épuisé le profit à tirer, à ce point de vue, de ses riches informations et que, malgré ses efforts, il ne s'est pas encore assez délivré des conceptions modernes et civilisées dans la compréhension et l'interprétation des faits primitifs et naturels.
D^ JoH. Richard Ml'CKE. — Urgeschichte des Ackerbaues und der
ViehzuchtiEiueneueTIieoriemiteiner EinIeituuî<ubo^(lieBeban(ilungu^geschichtliclie^P^ublemcaufslatisliscllo^GrundIage).G^eifswald, Julius Abel, 1898, 1 vol. in-S*^, .\xiv-404 p.
Si M. Mucke applique la métbode slatisticiue aux problèmes de l'histoire des origines, c'est qu'il la définit d'une faeon personnelle : elle n'est pas caractérisée par les chiffres et les calculs, elle est la métbode qui observe systématiquement la totalité d'un objet dans tous ses caractères indivisibles. Tout l'ouvrage est écrit pour établir la thèse fondamentale de l'auteur, que l'humanité primitive est non inorganisée, mais organisée selon les choses, et que les modes d'établissement et d'habitation sont le principe des rapports sociaux. M. Mucke reprend ici sa théorie de la famille et de la [larenté déjà constituée selon ces vues. 11 étudie les établissements des habitants de la plaine et l'organisation de l'agriculture qui y répond ; les él-îiblissements des habitants de haut pays et l'organisation professionnelle qui en résulte ; les rapports d'inlluence entre la domestication des animaux et l'agriculture, et la rivalité entre les deux systèmes rellétée dans les Sagas et la Mythologie. 11 est regrettable que la composition confuse et l'élaboration inconq)lète de ce livre ne fassent pas valoir l'intérêt que peuvent offrir les théories de M. Mucko et en tout cas les faits utilisables signalés [)ar lui.
BARANSKI. — Die vorgeschichtliohe Zeit im Lichte der Hausthierekultur. Wien. Moritz Perles, 1898, 1 voL in-8% 296 p.
IIAHN. — Die Hausthiere und ihre Beziehungen zur 'Wirtschaft der Menschen. Leipzig, Duncker u. Ilumblot, 1897, 1 vol. in-8^ 581 p.
Googk
460 l'a!<KÉE SOCIOLOGIOUE. i898
HIHT. — Wirtichaftlioke Zast&nde dar Indo-GtormuMo. Jahrbûcher fur NaliomUôkonomie u, Statistik, avril 1898.
Klude recommandablo.
G. SALVIOIJ. — Le lotte fra pastori e agricoltori Mlla stona dallm civiltà (LwUe$ entre pasteurs et agricuHetirs), Hic. ùal. di socioL, 1898, janvier, p. 1-17.
Le r(''{4iine [>astoral suppose de vastes territoires sur lesquels la tribu peut se mouvoir à Taise. L'agriculture implique, au contraire, le système des enclos, du paiHage du sol, de rappropriatioo par petits groupes. Elle n'a donc pu s'établir qu'en luttaat contre le régime antérieur. L'auteur montre les traces de cet antai^aisine dans l'histoire de différents peuples, notamment en Egypte, à Rame, en Arabie, etc.
BUS. — Jagd, Viehzucht und Ackerbau als Culturstufen. In lent. Archiv. f. Ethn., 1897, XX, p. 203.
Examine les théories courantes sur la succession des divers types de civilisation économique ; la discussion sur les origines religieuses de la domestication des plantes est fort intéressante; la conclusion porte sur les stades de l'organisation économique.
E. GIGLIOLI. — Lia Moneta tra i popoli prîmitivî. Arckivio per la anthrop. e ethnol.y XX Vil, 3" fii>c