‹ L'Année sociologiqueChapitre 83 sur 133 · RUDOLF EINHAUSER. — Die GewinnbeteilieronR, ihr · texte numérisé non relu

RUDOLF EINHAUSER. — Die GewinnbeteilieronR, ihr

Einfluss auf den Unternelimergewinn und auf die Beziehungen zwischen Arbeiter und Arbeitgeber (La participation a\Lx bénéfices). Zeitschrift fiir die gesammte Staot^i- ' irissenschafl. Tûhingeny Laupp'she Buchhandiung, i898, H. 1 u. 2, p. 1-20--27-2.

8. A. COUTAREL. — Le participationnisme ou la justice dans l'organisation du travail. Paris, Giard et Brière, 1898, 1 vol. in-8% viii.379p.

6. P. BUREAU. — L'association de l'ouvrier aux profits du patron et la participation aux bénéfices. I^arîs,

Rousseau, 1898, in-8''.

Le concours institué par le Musée social en 1896-97 sur la participation aux bénéfices, parait avoir suscité sur ce sujet un nombre notable de travaux. Ils sont, comme on peut s'j attendre, de mérite fort divers.

Le mémoire de M. Waxweiler (qui a obtenu le premier prix) est remarquable par une analyse vigoureuse et uoe information étendue et précise. « La participation aux bénéfices n offre rien de plus ni de moins contraire à la nature des cboses que d'autres niodes de rémunération du travail, et la base n*en est ni plus ni moins scientifique. » Si mainte nant on cherche à déterminer quels avantages résultent dt* ce mode de rémunération et pour qui, on constate qu'elle ne contente aucune des deux parties, patrons et ouvriers. La participation aux bénéfices implique eu somme une véritable équivoque : « imparfaite pour les patrons comme mode d'ex*

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citation de la productivité, onéreuse pour les ouvriers comme mode d'ajustement des salaires aux profits, elle apparaît aux uns comme aux autres plutôt comme une hypocrite transaction que comme un loyal et solide accord. »

L'œuvre de M. Coutarel est, comme le titre le présage, enthousiaste, le ton en est volontiers oratoire et le développement un peu désordonné. Cependant les faits y sont rapportés assez nombreux. On peut prendre aussi dans les appendices une liste des établissements industriels, commerciaux financiers et agricoles, où existe la participation, et une bibliographie du sujet qui ajoute à celle du Musée social.

L'étude de AI. Einhauser est documentée et critique. Elle se réfère principalement au livre de Frommer (Die Geninnbeteiligxmg. Leipzig, 1886, Schmoller's Forscbungen), mais elle utilise l'expérience depuis acquise. L'auteur s'est spécialement proposé de déterminer Tinduence de la participation sur le bénéfice de l'entrepreneur d'uue part et sur les rapports d'ouvriers à patrons d'autre part. Comme système de salaire, elle est rentable dans ces cas exceptionnels où, par la nature de l'industrie, le travail est le facteur décisif des résultats financiers de l'entreprise. Et si les relations entre ouvriers et patrons ont pu s'améliorer et se régler à l'amiable, on n'a en tout cas jamais réussi par la participation à détacher les ouvriers de leur organisation.

L'ouvrage de M. Merlin s'occupe spécialement de la forme agricole, si l'on peut dire, de la participation. Le titre choisi par M. Bureau indique assez bien le sens de son travail. M. Vanlaer montre des qualités de dialectique remarquable, et son ouvrage est instructif.

Aucun de ces travaux ne paraît avoir posé la question d'une manière suffisamment sociologique. On ne peut dire pourtant que leur contribution à la science économique soit négligeable, et leur œuvre devait être spécialement signalée et recommandée ici.

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