‹ L'Année sociologiqueChapitre 96 sur 133 · SIXIÈME SECTION MORPHOLOGIE SOCIALE · texte numérisé non relu

SIXIÈME SECTION MORPHOLOGIE SOCIALE

Par M. E. DURKHEIM

nt d'analyser les travaux que nous réunissons sous ce il nous faut dire quel en est le sens. ne sociale repose sur un substrat qui est déterminé dans ndeur comme dans sa forme. Ce qui le constitue, c'est 3se des individus qui composent la société, la manière Is sont disposés sur le sol, la nature et la configuration loses de toute sorte qui affectent les relations collec- Suivant que la population est plus ou moins considé-

plus ou moins dense, suivant qu'elle est concentrée les villes ou dispersée dans la campagne, suivant la dont les villes et les maisons sont construites, suivant espace occupé par la société est plus ou moins étendu, it ce que sont les frontières qui le limitent, les voies de lunicatiou qui le sillonnent , etc. , le substrat social Ifïérent. D'un autre côté, la constitution de ce subs- (ïecte, directement ou indirectement, tous les phéno- ) sociaux, de même que tous les phénomènes psychiques în rapports, médiats ou immédiats, avec l'état du cer- Voilà donc tout un ensemble de problèmes qui intéresévidemment la sociologie et qui, se référant tous à un it même objet, doivent ressortir à une même science, cette science que nous proposons d'appeler morphologie e,

travaux qui traitent de ces questions relèvent actuelit de disciplines différentes. C'est la géographie qui B les formes territoriales des Étals; c'est l'histoire qui le l'évolution des groupes ruraux ou urbains; c'est à la graphie que revient tout ce qui concerne la distribution population, etc. Il y a, croyons-nous, intérêt à tirer ces ::es fragmentaires de leur isolement et à les mettre en

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