Ibid
^4. Comparez ActeSj xxi, 8-9 à Papias, dans Eusèbe, Hist.EccL, Ml 39.
5. Rom., XVI, 7. Il est douteux si tcuviav vient de touviAt ou de tou via; = JuJiianus .
6. Paul les appelle ses ou^fcvelç; mais il est difficile de dire si cela signifie qu'ils étaient Juifs, ou de la tribu de Benjamin, ou de Tarse, ou réellement parents de Paul. Le premier sens est de beaucoup le plus probable. Comp. Rom., ix, 3; xi, U. En tout cas, ce mot implique qu'ils étaient Juifs.
[An 36] . LES APOTRES. 109
Les nouveaux convertis étaient tous juifs de religion, *quarid la grâce les toucha; mais ils appartenaient à deux classes de juifs bien diflerentes. Xes uns étaient des « hébreux » *, c'est-à-dire des Juifs de Palestine, parlant hébreu ou plutôt araméen, lisant la Bible dans le texte hébreu ; les autres étaient des (( hellénistes » , c'est-à-dire des Juifs parlant grec, lisant la Bible en grec. Ces derniers se subdivisaient encore en deux classes, les uns étant de sang juif, les autres étant des prosélytes, c'est-à-dire des gens d'origine non Israélite, affiliés au judaïsme à des degrés divers. Ces hellénistes, lesquels venaient presque tous de Syrie, d'Asie Mineure, d'Egypte ou de Cyrène 2, habitaient à Jérusalem des quartiers distincts. Ils avaient leurs synagogues séparées et formaient ainsi de petites communautés à part. Jérusalem comptait un grand nombre de ces synagogues particulières ^. C'est là que la parole de Jésus trouva le sol préparé pour la recevoir et la faire fructifier.