‹ L'Antechrist (volume 3)Chapitre 109 sur 369 · Jos., Ant,, dernier paragraphe · texte numérisé non relu

Jos., Ant,, dernier paragraphe

112 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 36]

de la pesanteur des dialectes grossiers que la conquête macédonienne leur avait portés^.

Les conversions au christianisme devinrent bientôt beaucoup plus nombreuses chez les « hellénistes » que chez les « hébreux » . Les vieux Juifs de Jérusalem étaient peu attirés vers une secte de provinciaux, médiocrement versés dans la seule science qu'un pharisien appréciât, la science de la Loi *. La position de la petite Église à l'égard du judaïsme était, comme le fut celle de Jésus lui-même, un peu équivoque. Mais tout parti religieux ou politique porte en lui une force qui le domine et l'oblige à parcourir son orbite malgré lui. Les premiers chrétiens, quel que fût leur respect apparent pour le judaïsme, n'étaient en réalité des juifs que par leur naissance ou par leurs habitudes extérieures. L'esprit vrai de la secte venait d'ailleurs. Ce qui germait dans le judaïsme officiel, c'était le Talmud; or, le christianisme n'a aucune afl&nité avec l'école talmudique. Voilà pourquoi le christianisme

4 . C'est ce que prouvent les transcriptions du grec en syriaque. J*ai développé ceci dans mes Éclaircissements tités des langues sémitiques sur quelques points de la prononciation grecque. (Paris, 4849.) La langue des inscriptions grecques de Syrie est très-mauvaise. '

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