‹ L'Antechrist (volume 3)Chapitre 184 sur 369 · Gai., I · texte numérisé non relu

Gai., I

2. Ibid., I, 48. Impossible, par conséquent, d'admettre comme exacts les versets 28-29 du ch-. ix des Actes, L'auteur des Actes abuse de ces embûches et de ces projets meurtriers. Les Actes diffèrent de l'épître aux Galates, en ce qu'ils supposent le premier séjour de saint Paul à Jérusalem plus long et plus voisin de sa conversion. Naturellement, c'est l'épître qui mérite la préférence, au moins pour la chronologie et les circonstances matérielles.

'ilO ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 41]

et repentante d*un coupable honteux de son passé, comme le veut l'auteur des Actes. Nous ne pouvons croire que, dès Tan 41, Paul fût animé de cette espèce de soin jaloux de garder sa propre originalité qu'il montra plus tard. La rareté de ses entrevues avec les apôtres et la brièveté de son séjour à Jérusalem vinrent probablement de son embarras, devant des gens d'une autre nature que lui et pleins de préjugés à, son égard, bien plutôt que d'une politique raflTinée, qui lui aurait fait voir, quinze ans d'avance, les inconvénients qu'il pouvait y avoir à les fréquenter.

En réalité, ce qui devait mettre une sorte de mur entre les apôtres et Paul, c'était surtout la différence de leur caractère et de leur éducation. Les apôtres étaient tous Galiléens; ils n'avaient pas été aux grandes écoles juives; ils avaient vu Jésus; ils se souvenaient de ses paroles; c'étaient de bonnes et pieuses natures, parfois un peu solennelles et naïves. Paul était un homme d'action, plein de feu, médiocrement mystique, enrôlé comme par une force supérieure dans une secte qui n'était nullement celle de sa première adoption. La révolte, la protestation, étaient ses sentiments habituels *. Son instruction

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