‹ L'Antechrist (volume 3)Chapitre 238 sur 369 · Épiph., Adv, hœr., hœr. lxxx · texte numérisé non relu

Épiph., Adv, hœr., hœr. lxxx

3. Ce qui ferait incliner vers cette seconde hypothèse, c'est que la secte de Simon so changea vite en une école de prestiges, une fabrique de philtres et d'incantations. Philosophumena, YI, I, 20; Terlullien, De anima, 57.

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sa vogue une doctrine formée de lambeaux recueillis çà et là? voilà ce qu'on ignorera probablement toujours. Simon garde ainsi devant l'histoire la position la plus fausse ; il marcha sur une corcfe tendue où nulle hésitation n'est permise; en cet ordre, il n'y a pas de milieu entre une chute ridicule et le plus merveilleux succès.

Nous aurons encore à noua occuper de Simon et à rechercher si les légendes sur son séjour à Rome renferment quelque réalité. Ce qu'il y a de certain, c'est que la secte simonienne dura jusqu'au m® siècle^; qu'elle eut des Églises jusqu'à Antioche, peutêtre même à Rome; que Ménandre de Capharétée et Cléobius 2 continuèrent la doctrine de Simon, ou plutôt imitèrent son rôle de théurge, avec un souvenir plus ou moins présent de Jésus et de ses apôtres. Simon et ses disciples furent en grande estime chez leurs coreligionnaires. Des sectes du même genre, parallèles au christianisme *, et plus ou moins empreintes de gnosticisme, ne cessèrent de se pro-

\ . Philosophum,, VI, i, 20. Cf. Orig., Contra Cels,, I, 57; VI, 4 i .

2. Hégésippe, dans Eusèbe, HisL eccL, IV, 22; Clém. d'Alex., Slrom., VII, 17; Conslit. apost.j VI, 8, 16; XVIII, \ etsuiv.; Justin, Apol. I, 26, 56; Irénée, Adv, hœr., I, xxiii, 5; Philosoph.» VII, 28; Épiph.,^rfv. hœr., xxii et xxiii, init. ; Théodoret, Hœr, fab.j I, 1, 2 ; Tertullien, De prœscr., 46; De anima, 50.

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