‹ L'Antechrist (volume 3)Chapitre 264 sur 369 · Plutarque, Vie de Solon · texte numérisé non relu

Plutarque, Vie de Solon

2. Voir Athénée, Xn, 68; Élien, Vcn\ Hisl., IX, 12: Suklas, au mot Èuixcuoc;.

31i ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 45]

rilé et de bien-être comme on n'en avait jamais connu*; il est même permis d'ajouter sans paradoxe, de liberté. D'un côté, la liberté du commerce et de Tin^ dustrie, dont les républiques grecques n'avaient pas l'idée, devint possible. D'un autre côté, la liberté de penser ne fit que gagner au régime nouveau. Cette liberté-là se trouve toujours mieux d'avoir affaire à un roi ou à un prince qu'à des bourgeois jaloux et bornés. Les républiques anciennes ne l'eurent pas. Les Grecs firent sans cela de grandes choses, grâce à l'incomparable puissance de leur génie; mais, il ne faut pas l'oublier, Athènes avait bel et bien l'inquisition 2. L'inquisiteur, c'était Tarchonteroi; le saint office, c'était le portique Royal, où ressortissaient les accusations « d'impiété ». Les accusations de cette sorte étaient fort nombreuses; c'est le genre de causes qu'on trouve le plus fré-' quemment dans les orateurs attiques. Non -seulement les délits philosophiques, tels que nier Dieu ou la Providence, mais les atteintes les plus légères aux cultes municipaux , la prédication de religions étrangères, les infractions les plus puériles à la scrupuleuse législation des mystères, étaient des jcrimes entraînant la mort. Les dieux qu'Aristophane bafouait

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