Ibid., XVI, vï
348 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 4.1]
un persécuteur religieux au profit du culte latin^. 11 ne paraît pas avoir cédé à ces conseils funestes. Josèphe, suspect d'exagération en ceci, veut môme qu'il ait fait des dons de vases sacrés au temple de Jérusalem 2.
Ce fut Tibère qui le premier posa le principe de la religion d'État avec netteté, et prit des précautions sérieuses contre la propagande juive et orientalei^. Il faut se rappeler que l'empereur était « grand pontife », et qu'en protégeant le vieux culte romain, il semblait accomplir un devoir de sa charge. Caligula retira les édits de Tibère^*; mais sa folie ne permettait rien de suivi. Claude paraît avoir imité la politique d'Auguste. A Rome, il fortifia le culte latin, se montra préoccupé des progrès que faisaient les leligions étrangères •% usa de rigueur contre les juifs*, et poursuivit avec acharnement les confréries'. En