Voir le paragraphe 7, surtout la fin depuis fi^ue ^i Çûv
xxiv LES ÉVAiNGILES.
venue par le même canal que les six autres lettres. Dans les manuscrits qui nous ont gardé la collection des lettres suspectes, ne se trouve pas l'épttre aux Romains*. Le texte relativement sincère de cette cpîtrc ne nous a été transmis que par les Actes dits colbertins du martyre de saint Ignace. Il a été repris de là et intercalé dans la collection des treize lettres. Mais tout prouve que la collection des lettres aux Ëphésiens, aux Magnésiens, aux Tralliens, aux Philadelphiens, aux Smyrniotes, à Polycarpe, ne comprit pas d*abord Tépitre aux Romains, que ces six lettres constituèrent à elles seules une collection, ayant son unité, composée par un seul auteur, et que ce n'est que plus tard qu'on fondit ensemble les deux séries de correspondance ignatienne. Tune aprocryphe (de six lettres] , l'autre peut-être authentique (d^une seule lettre). Il est remarquable que, dans la collection destreize Icttrcsjl'épître auxRomains vient ladernière*, quoique son importance et sa célébrité eussent du lui assurer la première place. Enfin, dans toute la tradition ecclésiastique, l'épttre aux Romains a
4. Dressel, p. xxxi, lxi-lxii. Le manuscrit du Fanar d'où lo métropolito Philothéc Bryenne a tiré les épUres clémentines contient aussi la collection des treize lettres ignatiennes, c'est-àdire la collection interpolée.