‹ L'Antechrist (volume 4)Chapitre 126 sur 353 · Voir Saint Paul, p. 448, 2Î0, 448; VAnlechnsl, p · texte numérisé non relu

Voir Saint Paul, p. 448, 2Î0, 448; VAnlechnsl, p

^06 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 85)

principe, il ne rappliquait qu'avec les personnes dont il était tout à fait sûr, par exemple avec les dames de Philippes. Gomme Paul, le voyageur apostolique est couvert, dans les dangers de la route, par une protection divine ; il se joue des serpents, les poisons ne Tatteignent pas^ Son lot sera la haine du monde, la persécution... Le dire traditionnel exagère toujours le trait primitif. C'est là en quelque sorte une nécessité mnémotechnique, la mémoire retenant mieux les mots fortement aiguisés et hyperboliques que les sentences mesurées. Jésus était trop profond connaisseur des âmes pour ne pas savoir que la rigueur, l'exigence est la meilleure manière de les gagner et de les retenir sous lejoug.Nousne croyons pas cependant qu'il soit jamais allé aux excès qu'on lui attribue ^, et le feu sombre qui anime les instructions apostoliques nous parait en partie un reflet des ardeurs fiévreuses de PauL L'auteur de l'Évangile selon Matthieu n'a pas de parti arrêté dans les grandes questions qui divisaient l'Eglise. Il n'est ni juif exclusif à la manière de Jacques, ni juif relâché à la façon de Paul '. II sent la

\ . Finale postérieure de Marc, xvi, 4 8. Ces deux IraitB paraissent faire allusion à Taventure de Paul à Malte et au miracle de Joseph Barsabbas que les filles de Philippe racontèrent à Papias. Eus., H. E., III, XXXIX, 9. Cf. Luc, ix, 49.

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