‹ L'Antechrist (volume 4)Chapitre 128 sur 353 · MaUh., XV · texte numérisé non relu

MaUh., XV

ti:(.:\ES DU CHRISTIANISME. [An 8ô|

•vrc :u^n vue d'Israël, finit par l'esalta--

^ .^ * :i ïme païenne \ Le centurion de Ca-

aa^j-ux.i! r;uve tout d'abord grâce et faveur.

.5^ , ^^à- :ç*a:t de la nation ont été plus contraires

^ i«>8a: . lue des païens tels que les mages, Pilate,

. zuxiixt M >->» dernier. Le peuple juif prononce luî-

:«aiR A ?eiicence de sa malédiction ^ Il n'a pas

v*«fca -u t:it:ii du royaume de Dieu, préparé pour lui;

^^ ^^lus je ^n&nd chemin (les gentils) prendront sa

«iA^ç *. Is formule : « II a été dit aux anciens...,

«^i» «î ^v>lu> dis...» est placée avec insistance dans la

>^!tc àe Je;His *. Le cercle auquel Fauteur s'adresse

^ ai ."vivie de juifs convertis. La polémique contre

,v wiiis loa convertis le préoccupe beaucoup. Ses

•,;»^Mi> ie le\les prophétiques*, ainsi qu'un certain

,,4aiîfc^' ie circonstances rapportées par lui ont trait

^^ «d^iC;» que les fidèles avaient à subir de la part

y A ua.orité orthodoxe, et surtout à la grande

i{f^»^M ui\v de ce que les représentants officiels de

>lii*ui.. \^. U-IH. Marc, vu, 27, est ici moins dur que Mat-

%aA.. «ui. 5-10.

, %«uK \\Mi, «4-i3.

^ ^»Mk ^ V- t1. 33.

>^ s^ T."»ri*i liorinule cbèrc à noire auteur.

[An 85] LES ÉVANGILES. S09

la nation avaient refusé de croire à la messianité de lésus.

L'Evangile de saint Matthieu, comme presque toutes les compositions Hnes, a été T ouvrage d*une conscience en quelque sorte double. L'auteur est à la fois juif et chrétien ; sa nouvelle foi n*a pas tué Tancienne et ne lui a rien ôté de sa poésie. Il aime deui choses en même temps. Le spectateur jouit de cette lutte sans tourments. État charmant que celui oii Ton est, sans être encore rien de déterminé ! Transition exquise, moment excellent pour l'art que celui où une conscience est le paisible champ de bataille sur lequel les partis contraires se heurtent, sans qu'elle soit elle-même ébranlée ! Quoique le prétendu Matthieu parle des juifs à la troisième personne comme d'étrangers^ son esprit, son apologétique, son messianisme, son exégèse, sa piété sont essentiellement d'un juif. Jérusalem est pour lui u la ville sainte )>, « le lieu saint n ^ Les missions sont à ses yeux l'apanage des Douze; il ne leur associe pas saint Paul, et il n'accorde sûrement pas à ce dernier de vocation spéciale, quoique les instructions apostoliques, telles qu'il les donne, contiennent plus d'un trait tiré de la vie du

1. Matih., XXVIII, 45. C'est la constante manière de parler du quatrième Évangile.

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