‹ L'Antechrist (volume 4)Chapitre 149 sur 353 · V. ci-après, p · texte numérisé non relu

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les pratiques juives étaient bonnes pour les Juifs race, que le vrai culte est celui que chacun adoptej en toute liberté. Flavius Clemens fut-il chrétieft'j dans la rigueur du mot? On en peut douter. Il aimait la « vie juive », il pratiquait les mœurs juives: voilà ce qui frappa ses contemporains. Ils n'appriH ,| fondirent pas davantage, et peut-être Clemens lui- ^ même ne sut-il jamais bien à quelle catégorie de * juifs il appartenait. La clarté ne se fit que quand le fisc s'en mêla. La circoncision reçut ce jour-là an coup fatal. L'avidité de Domitien étendit l'impôt des juifs, le fiscus Juddicus, même à ceux qui, sans être . Juifs de race et sans être circoncis, pratiquaient les mœurs juives. Alors les catégories furent tranchées; il y eut le juif pur, dont on établissait la qualité par des visites corporelles, et le juif par à peu près, YimprofessuSy qui ne prenait du judaïsme que sa morale honnête et son culte épuré.

Les peines édictées par une loi spéciale contre la circoncision des non-juifs contribuèrent au même résultat. On ignore la date précise de cette loi ; mais elle paraît bien être de l'époque des Flavius. Tout citoyen romain qui se fait circoncire est puni de la déportation perpétuelle et de la perte de tous ses biens. Un maître s'expose à la même pBine en permettant à ses esclaves de se soumettre à Topération ; le médecin opérateur est

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puni de mort. Le juif qui fait circoncire ses esclaves Bon-juifs s*expose également à la mort^ Cela était bien conforme à la politique romaine, tolérante envers les cultes étrangers , quand ils se renfer- , maient dans le cercle de leurs nationaux; sévère, dès que ces cultes faisaient de la propagande. Mais OD conçoit combien de telles mesures étaient décisives dans la lutte des juifs circoncis et des incirconcis ou improfessi. Ces derniers seuls pouvaient exercer un prosélytisme sérieux. Par loi d'empire, la drcoDcision était condamnée à ne plus sortir de la famille étroite des enfants d'Israël.

Agrippa II et probablement Bérénice moururent vers ce temps *. Ce fut une perte immense pour la

I. De seditioiiSj dans Paul, Sentent,^ V, xxii, $$3 et 4. Aotonin renouvelle les mêmes défenses. Digeste, XLVIII , viu, n.

1 Agrippa II était sûrement mort avant que Joséphe écrivl

son autobiographie (ch. 65). Il Tétait même probablement avant que

Joséphe achevât ses Antiquités (notez XX, ix, 4). Le passage

Cmtre Apiatijlj 9, ne prouve rien. L'assertion de Photius,cod . xxxii,

qui fait mourir Agrippa en Tan 400, est inconciliable avec Joséphe.

Les dernières monnaies connues d'Agrippa, émises sous le règne

de Domilien, correspondraient, selon M. Madden (Jew. coin.,

p. 133; cf. p. 413 et suiv.}, à Tannée 95» et. selon M. de Saulcy

(Num, de la terre sainte, p. 316], à Tannée 86. Les points de

départ des ères qui figurent sur les monnaies d'Agrippa donnent

lieu aux difficultés les plus graves. D'un autre côté, les indications

qu*on croit tirer de la Chrani^e d*£usèbe pour le faire mourir

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colonie juive, que ces hauts personnages couvraierv de leur crédit auprès des Flavius. Quant à Jo^ — sèphe, au milieu de celte lutte ardente, il redoublait d^activilé. Il avait cette facilité superficielle qaf C^it que le Juif, transporté dans une civilisation qui lui est étrangère, se met avec une merveilleuse prestesse au courant des idées au milieu desquelles il se trouve jeté, et voit par quel côté il peut les exploiter. Domitien le protégeait, mais fut probablement indifférent à ses écrits. L'impératrice Domitia le comblait de faveurs ^ Il était, en outre, le client d'un certain Épaplirodile, personnage considérables supposé identique à l'Épaphrodite de Néron, que Domitien avait pris à son service*. Cet Épaphrodite, esprit curieux, libéral et qui encourageait les études historiques, s'intéressait au judaïsme. Ne sachant pas

peu après la prise de Jérusalem reposent sur des malentendus. Les monnaies s*y opposent absolument.

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