Luc, VI
9. Luc, VI, 24-25; xvi, 49-25. Cf. Vie de Jésus, p. 484-482. 40. Luc, VIII, 2-3; ix, 58.
27G ORIGINES DU CHRISTIANISME. (An
couches sociales, un avènement de nouvelles aura lieu. Chez les autres évangélistes, les gens qa^^ Ton substitue aux conviés primitifs sont des gens racolée sur les chemins, les premiers venus; chez Luc, ce sont^ les pauvres, les estropiés, les aveugles, les boiteux *, ■ tous les disgraciés du sort. Dans ce royaume nouveau, il vaudra mieux s'être fait des amis parmi les pauvres, même par l'injustice, que d'avoir été un économe correct *. Ce ne sont pas les riches qu'il faut inviter à ses dîners ; ce sont les pauvres, pour que cela vous soit rendu dans la résurrection des justes ', c'est-àdire dans le règne de mille ans *. L'aumône est le précepte suprême ; l'aumône a même la force de purifier les choses impures ; elle est au-dessus de la Loi*.
La doctrine de Luc est, on le voit, le pur ébio^ nismej la glorification de la pauvreté. Selon les ébîoniles, Satan, roi du monde, est le grand propriétaire du inonde; il en donne les biens à ses suppôts*. Jésus est le prince du monde à venir. Participer aux biens du monde diabolique équivaut à s'exclure de Taulre.