Luc, II
3. Ainsi Luc, ii, 42 et suiv. De tout temps, les juifs ont aimé les enfants prodiges, en remontrant pour la science de la Loi aux docteurs. Josèphe, VUa, t.
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besoin d'elle et se laisse entraîner à parler longuement d'elle. On ne peut se figurer que la femme que Dieu a choisie pour la féconder par T Esprit soit une femme ordinaire ; c'est elle qui sert de garant à des parties entières de l'histoire évangélique *; on lui crée dans l'Église un rôle chaque jour plus considérable*.
Très-beaux et tout aussi peu historiques sont les récits propres au troisième Évangile sur la Passion, la mort et la résurrection de Jésus. En cette partie de son livre, Luc a presque abandonné son exemplaire de Marc et a suivi d'autres textes. II en résulte un récit plus légendaire encore que celui de Matthieu. Tout y est exagéré. A GethsémaniS Luc ajoute l'ange, la sueur de sang, la guérison de l'oreille coupée. La comparution devant Hérode Antipas est toute de son invention. Le bel épisode des filles de Jérusalem, destiné à présenter la foule comme innocente de la mort de Jésus et à en rejeter tout l'odieux sur les grands et les chefs *, la conversion d'un des malfaiteurs', la prière de Jésus pour