Luc, XXIII
IAbM] les évangiles. 281
ses bourreauxS tirée dlsaïe, lui, 12, sont des additions réfléchies. Au sublime cri de désespoir : Elohi, elohi lamma sahacihani, qui n*était plus en rapport avec les idées qu'on se faisait de la divinité de Jésus, il substitue un texte plus calnie : « Père, entre tes mains je remets mon esprit'.» Enfin la vie de Jésus ressuscité est racontée sur un plan tout à fait artificiel, conforme en partie à celui de TÉvangile des Hébreux', d'après lequel cette vie d'outretombe n'aurait duré qu'un jour et se serait terminée par une ascension que Marc et Matthieu ignorent tout àfait«.
L'Évangile de Luc est donc un Évangile amendé, complété, fortement engagé déjà dans la voie de la légende. Comme pseudo - Matthieu , Luc corrige 3farc, en prévenant des objections*, en effaçant des contradictions réelles ou apparentes % en supprimant les traits plus ou moins choquants, les détails vul-
1. Luc, xxui, 34. Ce verset manque dans le manuscrit du Vatican et dans quelques autres. Le Sinatticus Ta; Irénée le connaît. Cf. Aci., vu, 60. Voir l'Antéchrist, p. 60, note 1 .