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[An 95] LES ÉVANGILES. 305
justes morts pour la justice vivent à Dieu, pour Dieu, au regard de Dieu, Zw<jt tô eew \ Dieu, pour lauteur, est en même temps le Dieu absolu de la philosophie et le dieu national d'Israël ^ Le juif doit mourir pour sa loi, d'abord parce que c'est la loi de ses pères, puis parce qu'elle est divine et vraie ^. Les viandes défendues par la Loi l'ont élé parce quelles sont nuisibles k l'homme; en tout cas, violer les lois dans les petites choses est aussi coupable que de les violer dans les grandes, puisque, dans les deux cas, l'autorité de la raison est également méconnue * . On voit combien une telle manière de voir se rapproche de celle de Josèphe et des juifs philosophes. Par la colère qui éclate à chaque page contre les tyrans, par les images de tortures qui obsèdent l'esprit de l'auteur, le livre se rapporte bien au moment culminant des fureurs de Domitien ^
1 . Comparez Luc, xx, 38 : iravre; -jfàp aùr» Çwoiv. Se rappeler : Animas prœlio aul suppliciis peremplorum œlemas putanl. Tac, Hist., V, 5. Voir V Antéchrist, p. 467.