Dion Gassius, LXVII
4. Gf. Eusèbe, H. JS., III, x, 6; saint Jérôme, De viris iU.j 43. Le principal argument sur lequel on se fonde pour retirer l'ouvrage à Josèphe, contrairement au témoignage des manuscrits, n'est pas décisif. Josèphe, dit-on, énumère soigneusement les ouvrages qu'il a composés ou qu'il composera , et ne mentionne pas celui-ci. Mais il est possible que Josèphe ait conçu l'idée de celte exhortation au martyre durant la persécution de l'an 95-96, dont il fut peut-être victime, comme un ouvrage de
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du temps où nous sommes. Une âme forte est maltresse du corps qu'elle anime et ne se laisse pas vaincre par les plus cruels supplices. L* auteur prouve >
sa thèse par les exemples d*Eléazar et de la mère qui, dans la persécution d*Ântiochus Épiphane, endura courageusement la mort avec ses sept Bis, histoires racontées aussi aux chapitres vi et vu du deuxième livre des Macchabées ^ .
Malgré le ton déclamatoire et certains horsd*œuvre qui sentent trop la leçon de philosophie, le livre contient de belles doctrines. Dieu se confond avec Tordre éternel qui se manifeste à Thomme par la raison; la raison est la loi de la vie; le devoir consiste à la préférer aux passions. Gomme dans le second livre des Macchabées, les idées de récompenses futures sont d'un ordre tout spiritualiste *. Les
circonstance auquel il n'avait pas pensé auparavant. Une objection plus sérieuse est que très-rarement, dans les manuscrits, ce traité est réuni aux œuvres authentiques de Josèphe. Les preuves qu'on croit tirer des ch. 14, 4, 7 (p. Î94, 28 et suiv., Î77, 21 et suiv., 276, 28 et suiv., 283, 7 et suiv., édit. Bekker), pour établir que le livre a été composé avant 70, sont bien faibles.
i. L'auteur du discours ne paraît pas avoir consulté directement le deuxième livre des Macchabées. Les auteurs des deux ouvrages semblent puiser à une source commune, Jason de Cyrène. Dans les œuvres certaines de Josèphe, on ne trouve non plus aucune connaissance du deuxième livre des Macchabées.