Dion, l, c. ; Pline, Panégyr
5. Eckhel, Doctrina num. vet». II, vol. VI, p. 404 et suiv.; Coben, Méd. imp,, 1, pi. xix, 86; Madden, Jewish coinage, p. 199.
Toutes les familles d'Israël jouirent ainsi, après un crue! orage, d*un calme relatif. On respira. Durant quelques années, l'Église de Rome fut plus heureuse et plus florissante qu'elle n'avait jamais été ^ Les idées apocalyptiques reprirent leur cours ; on croyait que Dieu avait fixé le temps de sa venue en terre pour le moment où le nombre des élus atteindrait un certain chiffre; chaque jour on voyait avec consolation croître ce nombre*. La croyance au retour de Néron n'avait pas disparu. Néron, s'il avait vécu, aurait eu soixante ans, ce qui était beaucoup pour le rôle qu'on lui prétait ; mais l'imagination raisonne peu; d'ailleurs, Néron l'Antéchrist devenait de jour en jour un personnage idéal, placé en dehors des conditions de la vie naturelle. On continua longtemps à parler de son retour, lorsqu'il était déjà clair qu'il ne pouvait plus vivre \
Quant aux Juifs, ils étaient plus ardents et plus sombres que jamais. Il semble que ce fût une loi de la conscience religieuse de ce peuple d'émettre, à chacune des grandes crises qui déchiraient l'empire romain, une de ces compositions allégoriques oii il