‹ L'Antechrist (volume 4)Chapitre 274 sur 353 · Apollonius, dans Eus., H. E,, V, xviii · texte numérisé non relu

Apollonius, dans Eus., H. E,, V, xviii

2. Les anecdotes sur la vieillesse de Jean ont peu d'autorité; elles ont été pour la plupart conçues d'après le caractère qui résulte des prétendues épltres johanniques. Clément d'Alex., dans

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eelle décevante Église d'Éphèse un parti pris de dissimulation et de fraude pieuse, qui a rendu singalièrement délicate la tâche du critique appelé à débrouiller de telles confusions.

Philon, vers le temps même où vivait Jésus^ avait développé une philosophie du judaïsme qui^ bien que préparée par les spéculations antérieures des penseurs d'Israël, ne prit que sous sa plume une forme arrêtée. La base de cette philosophie était une sorte de métaphysique abstraite, introduisant dans la Divinité unique des hypostases diverses et faisant de la Raison divine (en grec logos, en syro-chaldaîque mémera) une sorte de principe distinct du Père étemel *. L'Egypte*, la Phénicie ' avaient déjà connu de pareils dédoublements d'un même Dieu. Les livres hermétiques devaient plus tard ériger la

Eus., H. E., III, 23; Apollonius, dans Eus., //. E,, Y, 48; Jean Cassien, ColLj xxiv, 21 ; saint Épiphane, xxx, 24 ; Sozomône, YII, 26; saint Jérôme, De mm ill., 9; In Gai,\î, 40; Isidore deSé- Tille (?) , De or tu el obitu patrum, c. 43 ; Actes de saint Jean [par Leucius], publiés par Tischendorf (Acta aposl. apocr.),%% 40-44 (cf. Migne, DicL des apocr., II, 557), trait conçu d'après Marc, XVI, 48. Cf. VAnlechrisl, p. 347 et suiv. 4. Voir Vie de Jésus, p. 257 et suiv.

2. De Rougé, Revue arch., juin 4860, p. 357; Mariette, Mém, sur la mère d'Apis (Paris, 4856).

3. Divinités appelées « Face de Baal », « Nom de Baal j», etc. Voir Journal asiatique, août-sept. et déc. 4876.

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théologie des hypostases en une philosophie parallèle, à. celle du christianisme*. Jésus paraît être resté en dehors de ces spéculations, qui, s*il les connat, durent oiïrir peu de charme à son imagination poétique et à son cœur aimant. Son école, au contraire, en fut pour ainsi dire assiégée : Apollos n'!i demeura peut-être pas étranger; saint Paul, dans le^ derniers temps de sa vie, paraît s*en être \aisB^ fortement préoccuper*. L'Apocalypse donne poa^ nom mystérieux à son Messie triomphant : Av^-^ ToG Osou '. Le judéo-christianisme, fidèle & l'es-^ prit du judaïsme orthodoxe, ne laissait entrer dans son sein de telles idées qu'en une mesure assez restreinte. Mais, quand les Églises hors de Syrie se furent détachées de plus en plus du judaïsme, Tinvasion de ce nouvel esprit s'accomplit avec une force irrésistible. Jésus, qui n'avait été d'abord pour la plupart de ses adhérents qu'un prophète, un fils de Dieu, en qui les plus exaltés avaient vu le Messie ou bien ce Fils de l'homme que pseudo-Daniel avait montré comme le centre brillant des apparitions futures, devient maintenant le Logos, la Raison, le Verbe de Dieu. Éphèse paraît l'endroit oii cette

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