Ibidem
6. Taim. de Bab., Gittin, 66 a. II y a là des dantes. Les circonstances de Tévasion de Job: la ville déjà bloquée (Midrasch rabba, sur A'' sur Eka, i, 5; cf. Talm. de Bab., GiUin, S6 époque, Vespasien n'était plus en Judée. En 6
il passa par labné.
7. Aboth de-rabbi Xalhafij iv; Talm. d Miscima, Sanhédrin, xi, 4.
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nissaient parfois, et donnaient alors au bet^dSn le caractère d'une cour suprême. On garda longtemps le souvenir du verger où se tenaient les audiences de ce tribunal et du pigeonnier à lombre duquel s'asseyait le présidente
labné semblait ainsi une sorte de petite Jérusalem ressuscitée. Pour les privilèges et aussi pour les obligations religieuses, on l'assimila complètement à Jérusalem ' ; sa synagogue fut considérée comme la légitime héritière de celle de Jérusalem, comme le centre de la nouvelle autorité religieuse. Les Romains eux-mêmes se prêtèrent à cette manière de voir, et accordèrent au nasi ou ab-bet-din de labné une autorité officielle. Ce fut le commencement du patriarcat juif ', qui se développa plus tard et devint une institution
4. Sifré, § 418; Talm. de Bab., Berakolh, 33 b; Schabbaih, 33 b, 138 b, etc.; Mekhilta sur Exode, xiv, 22; Bonj. de Tudôle, t. 1, p. 79, Asher; Neubauer, Géogr, du Talmud, p. 74; Dcrenbourg, Palesl., p. 380-381.
2. Mischna, Rosck has-sdiana, iv, 1, 2, 3, 4; Sanliédrin, XI, 4; Succa, m, 12; Talm.de Bab., Rosch has-schana, 21 6, 34 b; Sota, 40a, b; Keritôl,9a; Derenbourg, Hisl. de la Pal., p. 304 et suiv.
3. Mischna, Edidoih, vu, 7; Talm. do Bab., Sanhédrin, 1 1 a. Cf. Mischna, Rosch has-schana, ii, 7; iv, 4; Épiph., hœr. x\x, 4. Il csl douteux que le litre officiel ait existé à Tépoque où nous sommes. Notez cependant la lettre d'Adrien dans Vopiscus, Saturn., 8 [ipse ille palriarcha).
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fort analogue à ce que sont de nos jours les patriarcats chrétiens de l'empire ottoman. Ces magistratures à la fois religieuses et civiles^ conférées par le pouvoir politique, ont toujours été en Orient le moyen employé par les grands empires pour se débarrasser de la responsabilité de leurs raîas. Cette existence d'un statut personnel n'avait rien d'inquiétant pour les Romains, surtout dans une ville en partie idolâtre et romaine, où les juifs étaient contenus par des forces militaires et par l'antipathie du reste de la population. Les conversations religieuses entre juifs et non-juifs paraissent avoir été fréquentes à labné. La tradition nous montre Johanan ben Zakal soutenant de fréquentes controverses avec les infidèles, leur fournissant des explications sur la Bible, sur les fêtes juives. Ses réponses sont souvent évasives, et parfois, seul avec ses disciples, il se permet de sourire des solutions peu satisfaisantes qu'il a données aux objections des païens ^
Lydda eut ses écoles, qui rivalisèrent de célébrité avec celles de labné, ou plutôt qui en furent une
4. Bereschith rahha, ch. \wv\ Bammidhar rabha, iv, x; Midrasch rabba, sur Deutér., xxviil 4 2; Talm. ôo. Bab., Bechorolh, o a; Houlin, t^b; Baba kama, 38 a; Talm. de Jér., '5M|^. hédrin, i, 4; Baba kama, iv, 3; Deronbourg. Palestinej p. 3V 317, 322.
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sorte de dépendance *. Les deux villes étaient à environ quatre lieues l'une de l'autre; quand on était excommunié à labné, on se rendait à Lydda. Tous les villages, danites ou philistins, de la plaine maritime environnante, Berour-IIaïI, Bakiin, Gibthon, Gimso, Bené-Berak, tous situés au sud d'Antipatris, et qui jusque-là étaient à peine considérés comme faisant partie de la terre sainte, servaient également d'asile à des docteurs célèbres*. Enfin le Darom, ou partie méridionale de la Judée, située entre Éleutbéropolis et la mer Morte, reçut beaucoup de juifs fugitifs \ C'était un riche pays, loin des routes fréquentées par les Romains et presque à la limite de leur domination.
On voit que le courant qui porta le rabbinisme vers la Galilée ne se faisait pas sentir encore. Il y avait des exceptions : Rabbi Éliezer ben Jacob, le
4 . Cf. Derenbourg, op. cit.,p. 341 , noteS; 366, 368,373, note; 380, 384; Noubauor, Oëogr.du Talm ^p. 79. Jusqu'au iii« f^iècle, Tembolisme du calendrier se fit k Lydda. Talm. ÙQlév.^ Sanhédrin, i, 5.
2. Talm. de Bab., Sanhédrin, 32 h, 74 a; Hagiga, 3 a; Mîdrascli Bereschith rabba, c. lu; Talm. de Jér., Pesahim, m, 7; Schebixt, iv, t\ Demat, ni, 4 ; Maaseroih, ii, 3; Tosifla, ihid., c. II ; KetouboUi, i, 5; llagiga, i, 4 ; Pesikta rabbathi, ch. vni. Cf. Neubauer, Géographie du Talmvd, p. 72-73, 78-80, 8t; renbourg, HisL de la Pal., p. 306-307, note, 34t.