‹ L'Antechrist (volume 4)Chapitre 297 sur 353 · Épiph., XIX, 3; lui · texte numérisé non relu

Épiph., XIX, 3; lui

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procédés magiques était aussi une prétention des esséniens ^ Mais la morale d'EIkasai ressemblait aussi peu que possible à celle de ces bons cénobites. Il réprouvait la virginité et permettait, pour éviter la persécution , de simuler l'idolâtrie, même de renier de bouche la foi que l'on professait.

Ces doctrines furent adoptées plus ou moins par toutes les sectes ébionites *. On en trouve la vive empreinte dans les récits pseudo-clémentins, œuvre des ébionites de Rome% et de vagues reflets dans la lettre faussement attribuée à Jean*. Le livre d'Elkasaï cependant ne fut connu des Eglises grecques et latines qu'au m' siècle et n'y eut aucun succès *. Il fut, au contraire, adopté avec enthousiasme par les osséens, les nazaréens, les ébionites d'Orient ^. Toute la région au delà du Jourdain, la

1. Jos., B. J., Il, xni, 12. Cf. Homélies pseudo-clém., ix, %i etsuiv.; xi, 26; xiii, 44; xvi, 48 et suiv. De là le nom dicsséens (X^DN, « médecins »).

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