Épiph., bœr. xix, 3. Cf. Irénée, I, xxvi
458 ORIGINES DO CHRISTIANISME. [An 101]
monde par intervalles. Jésus fut une de ces apparitions. Adam avait été la première '. Ces rêves font penser aux avatars de Vischnou et aux vies succèssives de Krichna.
On sent dans tout cela le syncrétisme grossier d'un sectaire, fort ressemblant à Mahomet, qui brouille et confond à froid, selon son caprice ou son intérêt, les données qu'il prend de droite et de gauche. L'influence la plus reconnaissable est celle du naturalisme persan et de la cabbale babylonienne. Les elkasaïtes adoraient l'eau comme source de vie et détestaient le feu. Leur baptême, administré « au nom du grand Dieu très-haut, et au nom de son fils, le grand roi m , effaçait tous les péchés et guérissait toutes les maladies, quand on y joignait l'invocation des sept témoins mystiques, le ciel, l'eau, les esprits saints, les anges de la prière, l'huile, le sel, la terre*. Aux esséens Elkasaï empruntait les abslinences, l'horreur des sacrifices sanglants \ Le privilège d'annoncer l'avenir et de guérir les maladies par des
1. Épiph., liaDr. xxx, 3; un, 1 ; Philos. j IX, 14; X, 29; Théodore^, /. c. C'est la doctrine pseudo-clémentine des Récognilions et des Homélies.
2. Philos., IX, 45; Épiph., xix, 1. Comp. I Joh., v, 6-8; Homélies pseudo-clém., Conlesl. Jacobin en tète, cl cl 2; Apocal. d'Adam, Journal asial,, nov.-déc. 4853, p. 4i7 et suiv.