Livre d'Adam, l'* part., ch. ii et xxxi (mention de Maho
(An i04] LES ÉVANGILES. 465
blent en avoir remplacé d'antérieurs. De ce nombre fut peut-être V Apocalypse ou Pénitence (TAdam^ livre singulier sur les liturgies célestes de chaque heure du jour et de la nuit et sur Içs actes sacramentels qui s'y rattachent*.
Le mendaïsme n'a-t-il qu'une seule source, Tesséisme et le baptisme juif? Non, certes ; à beaucoup d'égards, on peut y voir une branche de la religion babylonienne, qui aurait contracté un mariage intime avec une secte judéo-chrétienne, déjà empreinte elle-même des idées de Babylone. Le syncrétisme effréné qui a toujours été la loi des sectes orientales rend impossible Texacte analyse de pareilles monstruosités. Les rapports ultérieurs des sabiens avec le manichéisme * restent fort obscurs. Tout ce qu'on peut dire, c'est que l'elkasaïsme dure encore de nos jours et représente seul, dans les marais do Bassora, les sectes judéo-chrétiennes qui fleurirent autrefois au delà du Jourdain.
La famille de Jésus, qui existait encore en Syrie, fut sans doute opposée à ces malsaines chimères. Vers
met}, Lxii (liste des Sassanides et invasion musulmane), les clausules et notes finales. Cf. V part., cb. i.
4. Journal asiat., nov.-déc. 4853, p. 427 et suiv. Comp. le manuscrit sabien n® 45 de la Bibl. nat.