TertuIIiei>, Apol
%. Spartien, Septime Sévère, 46; Caracalla, 4; Lampride, Alex. Sév., tty 45, 51, et surtout la lettre d'Adrien, dans Vopiseus, StUuîTi., 8.
3. L'opposition est bien indiquée dans saint Justin, ZHol. cum Tryph., 39, fin.
482 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 11S|
volte, ses garanties et ses privilèges ^ Chose singulière, le judaïsme, qui se révolta trois fois contre Tempire avec une fureur sans nom, ne fut jamais ofliciellement persécuté ; les mauvais traitements que subissent les juifs sont, comme ceux qu^endurent les raïas des pays musulmans, la conséquence d'une position subordonnée, non un châtiment légaP; trèsrarement, au second et au troisième siècle, un juif est martyrisé pour ne pas vouloir sacrifier aux idoles ni à l'image de l'empereur. Plus d'une fois même, on voit les juifs protégés par l'administration contre les chrétiens'. Au contraire, le christianisme, qui ne se révolta jamais, était en réalité hors la loi. Le judaïsme eut, si l'on peut s'exprimer ainsi, son concordat av.ec l'empire*; le christianisme n'eut pas le sien. La politique romaine sentait que le christianisme était le termite qui rongeait intérieurement l'édifice de la société antique. Le judaïsme n'aspirait pas à pénétrer
1. Lampride, Alex. Sév,, 22 : Judœis privilégia reservavit. Cr. Tertullien, ApoL, %\,
2. Il ne faut pas exagérer ceci. Cf. Spartien, Carac.j 4 ; Talm. defiab., Aboda zara, 8 b,