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4. Digeste (L, ii -, 1. 3, § 3, de Decurionibus ; ibid, (XXVlï, i,', 1. 45, § 6, de Excusaliofiibus (lois de Sévère et de Caracalla, réservant expressément gitœ superslilionem eorum lœderenl,., per qiue cuUus inquuuiri videtur).
[\ik lis] LES ÉVANGILES. An
l'empire ; il en rêvait le renversement surnaturel ; dans ses heures d'emportement, il prenait les armes, tuait tout, frappait à Taveugle, puis, comme un fou furieux, après l'accès, se laissait enchaîner, tandis que le christianisme continuait son œuvre lentement, doucement. Humble et modeste en apparence, il avait une ambition sans bornes; entre lui et l'empire la lutte était à mort.
La réponse de Trajan à Pline n'était pas une loi ; mais elle supposait des lois et en fixait l'interprétation. Les tempéraments indiqués par le sage empereur devaient avoir peu de conséquence. Les prétextes étaient trop faciles à trouver pour que la malveillance dont les chrétiens étaient l'objet fût entravée ^ Il suffisait d'une dénonciation signée, portant sur un acte ostensible. Or l'attitude d'un chrétien en passant devant un temple, ses questions au marché pour savoir la provenance des viandes, son absence des fêtes publiques, le décelaient tout d'abord ^ Aussi les persécutions locales ne cessèrent plus. Ce sont moins les empereurs que les pro-
4 . Eus. , H. E.j III, 33. Les Actes des martyres qui sont censés avoir eu lieu sous Trajan n'ont pas de valeur. Les Actes syriaques des saints Scherbil et Barsamia (Gureton, Ancienl syr.doc, p. 41- 72; Mœsinger, Acla SS, mari, Edess., I, Inspruck, 4874) ne font certes pas exception.
%, Y. surtout Minucius Félix, \t.
484 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 112]
consuls qui persécutent ^ Tout dépendait du bon ou du mauvais vouloir des gouverneurs' ; or le bon vouloir était rare. Le temps était passé où Taristocratie romaine accueillait ces nouveautés exotiques avec une sorte de curiosité bienveillante. Elle n'a plus maintenant qu*un dédain froid pour des folies qu'on renonce, par esprit de modération et par pitié pour Tespèce humaine, à supprimer tout à fait. Le peuple, d*un autre côté, se montrait assez fanatique. Celui qui ne sacrifiait jamais ou qui, en passant devant un édifice sacré, n'envoyait pas un baiser d'adoration, courait risque de la vie \
4. Tel fut cet Arrius Antoninus qui versa en Asie tant de sang chrétien (TertuJlien, Ad Scap.j c. 5). Il s'agit là non d'Arrius Antoninus, aïeul maternel d'Antonin le Pieux, mais d*un personnage du môme nom , du temps de Commode. Tillemonl, Mém., IJ, p. 572-573; Waddington, Fastes des prov. asiat., p. 454-455, 239-244; Mommsen, index de Pline le Jeune, édit. Keil, p. 402.