‹ L'Antechrist (volume 4)Chapitre 326 sur 353 · Polycarpe, Ad PhiL, 9. Cf. MarlyroL rom., \ô kal. jan · texte numérisé non relu

Polycarpe, Ad PhiL, 9. Cf. MarlyroL rom., \ô kal. jan

496 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 112]

pas avoir eu de compagnons de voyage ' ; peut-être Zosime et Ru fus étaient-ils des personnes connues dans le cercle des Eglises de Grèce et d'Asie, et recommandables par leur haut dévouement à TEglise du Christ.

Vers le même temps, put souffrir un autre mar-

tjT, auquel son titre de chef de l'Eglise de Jérusalem et sa parenté avec Jésus donnèrent beaucoup de notoriété, je veux dire Siméon, fils (ou plutôt arrièrepetit-fils) de Clopas. L'opinion, arrêtée chez les chrétiens et probablement acceptée autour d'eux, d'après laquelle Jésus avait été de la race de David, attribuait ce titre à. tous ses consanguins. Or, dans l'état d'effervescence où était la Palestine, un tel titre ne pouvait êtpe porté sans péril. Déjà, sous Domitien, nous avons vu l'autorité romaine concevoir des appréhensions à propos de la prétention avouée par les fils de Jude. Sous Trajan, la même inquiétude se fait jour. Les descendants de Clopas, qui présidaient à l'Eglise de Jérusalem, étaient gens trop modestes pour se vanter beaucoup d'une descendance que les non-chrétiens leur eussent peut-être contestée ; mais ils ne pouvaient la celer aux affiliés

\, L'allusion, Polyc, 1, ne se rapporte pas à Ignace. Voir rintroduction, en tête de ce volume.

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de rÉglîse de Jésus, à ces hérétiques ébionîtes, esséens, elkasaltes, dont certains étaient à peine chrétiens. Une dénonciation fut adressée par quelques-uns de ces sectaires à l'autorité romaine, et Siméon, fils de Clopas, fut mis en jugements Le légat consulaire de la Judée à ce moment était Tiberius Claudius Alticus, qui paraît avoir été le père même du célèbre Hérode Atticus*. C'était un Athénien obscur, que la découverte d'un immense trésor avait subitement enrichi, et qui par sa fortune avait réussi à obtenir le titre de consul subrogé. Il se montra, dans la circonstance dont il s'agit, extrêmement cruel. Durant plusieurs jours, on tortura le malheureux Siméon, sans doute pour le forcer

4. Hégésippe, dans Eus., //. E., IH, 32; Eus. Chron., à l'année 40 de Trajan; Chron. pose, p. tô%. Cf. Colelier, Ad Const, aposL, VU, 46.

2. La date du martyre de saint Siméon est douteuse. Ëusèbe, dans sa Chronique, donne, selon son habitude, l'année par à peu près. Eusèbe n'avait d'autre renseignement que Tassertion d'Hégésippe, qui place ledit martyre ixT*. Tpaïavoû Kaioapoc xal dirarucû Âttixoû. Les dates manquent par ailleurs sur les consulats et les légations d'Atticus (Waddington, Fastes des prov, asial,, I, p. 499-494; fiorghesi, Œuvres compL, t. V, p. 533-534}. Cet Âtticus se retrouve dans certaines rédactions des Actes de saint Ignace, qui paraissent en cela imiter Hégésippe (cité par Eusèbe). Dresse], Patres apost., p. 368;Zahn, Ignalius von Ant., p. 47 et suiv., 630.

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à révéler de prétendus secrets. Atticus et ses assesseurs admirèrent son courage. On finit par le mettre en croix. Hégésippe» par qui nous savons tous ces détails, nous assure que les accusateurs de Siméon furent convaincus d'être eux - mêmes de la i-ace de David et périrent comme lui. Il n'y a pas lieu d'être trop surpris de pareilles dénonciations. Nous avons déjà vu que, dans la persécution de l'an dlif ou du moins dans la mort des apôtres Pierre et Paul, les rivalités intérieures des sectes juives et chrétiennes eurent la plus grande part ' . Rome, à cette époque, ne semble pas avoir eu de martyrs. Parmi les presbyleri ou episcopi qui gouveinent cette Eglise capitale, on compte Evareste. Alexandre et Xyste*, qui paraissent être morts en paix\

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