Eusèbe, Chron, (trad. arménieDne), 4" année d'Adrien
(édit. Schœne); Orose, VII, 4 â.
51i . ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 117]
phèles pour menteurs. Pseudo-Esdras, vingt ans auparavant, s'arrêtait au reproche tendre d'une âme pieuse qui se croit oubliée de son Dieu; maintenant il s'agit de tout tuer, d'anéantir les païens, pour qu'il ne soit pas dit que Dieu a manqué à sa parole envers Jacob. Tout grand fanatisme, poussé à la ruine de ses espérances, aboutit à la rage et devient un danger pour la raison de l'humanité.
La diminution matérielle du judaïsme, par suite de cette inepte campagne, fut très-considérable. Le nombre de ceux qui périrent fut énorme * . A partir de ce moment, la juiverie de Cyrène et celle d'Égyple disparaissent à peu près*. Cette puissante communauté d'Alexandrie, qui avait été un élément essentiel de la vie de l'Orient, n'a plus d'importance. La grande synagogue du Diapleuston '^ qui passait aux yeux des juifs pour la merveille du monde, fut détruite*. Le quartier juif, situé près du Lochias, devint un champ de ruines et de tombeaux.