Cinquième vision
4. § 54. a Non est ergo Adam causa nisi animac suae tantum; DOS voro unusquisque fuit animœ suac Adam (trad. Ceriani).i»Voir
526 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 117]
fanatisme remporte bientôt aux plus terribles pensées. Il voit s'élever de la mer une nuée composée alternativement de zones d*eau noire et d'eau claire. Ce sont les alternatives de fidélité et d'infidélité d'Israël. L'ange RamielS qui lui explique ces mystères, a des jugements du plus sombre rigorisme. Les belles époques sont celles où Ton a massacré les nations qui péchaient, où l'on brûlait et lapidait les hétérodoxes, où l'on déteiTait les os des impies pour les brûler, où toute faute contre la pureté légale était punie de mort. Le bon roi, « pour lequel la gloire céleste a été créée », est celui qui ne souffre pas un incirconcis sur la terre '.
Après le spectacle des douze zones, a lieu un déluge d'eau noire, mêlé de puanteur et de feu. C'est répoque de transition entre le règne d'Israël et l'avénement du Messie, temps d'abomination, de guerres, de fléaux, de tremblements de terre. La terre semble vouloir dévorer ses habitants. Un éclair (le Messie) balaye tout, purifie tout, guérit tout. Les misérables survivants des fléaux seront remis aux mains du
au contraire, pour des idées analogues à celles de l*Épitre aux llomains : §§ 17, 23, 48.
4. Identique au Jérémiel d'Esdras, identifié aussi avec rExtciiQinatear de Sannachérib ,$j 53, 63}.
i. $$61 et 66.
An 117] LES ÉVANGILES. bit
ïlessie, qui les tuera. Tout peuple qui n'aura pas foulé Israël vivra. Tout peuple qui aura dominé violemment sur Israël sera livré à Tépée. Au milieu de ces angoisses, seule la terre sainte sera en paix et protégera ses habitants ^
Le paradis se réalise alors sur la terre; plus de peine, plus de douleur, plus de maladies, plus de travail. Les animaux serviront spontanément les hommes. On mourra encore, mais jamais d'une mort prématurée. Les femmes n'éprouveront plus les douleurs de l'enfantement; on moissonnera sans effort, on bâtira sai\3 fatigue. La haine, l'injustice, la vengeance, la calomnie disparaîtront*.
Le peuple reçoit avec bonheur la prophétie de Baruch. Mais il est juste que les juifs dispersés dans les pays lointains ne soient pas privés d'une si belle révélation. Baruch écrit donc aux dix tribus et demie de la dispersion une lettre, qu'il confie à un aigle, et qui est un abrégé du livre entier ^ On y voit se