II.KS
. surtout quand il s'agis-
s s'appropriaient ces re-
. jusqu'au m** siècle, on trouve
l'irissant au nom de Jésus*. Cela
.".La croyance aux miracles jour-
, que le Talmud prescrit la prière que
'lire quand il lui arrive des « miracles
■ \ La meilleure preuve que Jésus crut
i (les prodiges, c'est que les gens de sa fa-
:^os disciples les plus authentiques eurent en
. l'i sorte la spécialité d'en faire. Il est vrai qu'il
;ralt aussi conclure d'après le même raisonnement
• Jésus fut un juif étroit, ce à quoi Ton répugne.
Le judaïsme, du reste, renfermait dans son sein
!eux directions, qui le mettaient à l'égard'du chris-
'.ianisme dans des relations opposées. La Loi et les
prophètes restaient toujours les deux pôles du peuple
juif. La Loi provoquait cette scolastiquc bizarre qu'on
appelait la halaka, et d'où allait sortir le Talmud.
Les prophètes, les psaumes, les livres poétiques inspi-
1. Notez ce qui concerne Jacob de Caphar-Schokania,clc.,claprè«, p. 533 et suiv., et l'exemple d'Aquila, Épiph., De mens., ch. 15. lien était encore ainsi au iv« siècle. Voir le curieux récit •l'Épiphano, haer.xxx, 4-IJ. Cf. Quadratus, cité par saint Jérôme, De vir. xlL, c. 19.
3. Talm. do Jér., Aboda zara, ii, i (fol. 40 d), 3. Talm. de Bab., Derakoih, 5i a, 56 6, 57 a.
WSMf-. [Au 74J
/)ulaire, des rêves
.'■os; c'est ce qu'on
rjseàlafois les fables
CHAPIT ^^^^^' ^^ '^^ apoca-
.::.{ le peuple. Autant les
.raient dédaigneux pour RAPPORTS ENTRE LE s .: >« Egadistcs Icur étaient
. ^^ ivaient en commun avec -ccï les pharisiens, le goûl Les relations de . . tss*»iues des livres prophé- Batanée et de Galilée ^ ji^^ ^"^ rappelle la façon quentes. C'est aux i ^a^)^^ *S® jouaient avec les une expression fré( ^ ;ï?c^^ prochain d'un rejeton diques, celle de mi ^.jrîtiens, les agadistes cher- Les mtnim sont r , ^saêalogie de la famille pathaumaturges el ^ .«usoe'. Comme eux, ils chersant les malade- ^^ ^tfcau de la Loi. Leur système et par des app ^^^^if^^» ^"^ transformait un pelle que c'éta? ^ * jwep'es moraux, était l'abanques \ Ces sor ^^ans**^'^^^'** ^^^ contraire, les cismes, étaien* ,^^ «s agadistes (et les chrétiens
^ aas agadistes) comme gens fri- 4. Afinœi d.» aiettle étude sérieuse, qui était
6â3 do Mart. ( ««^^ ^
i. Voir r • Bab., Abo(/u -utti"^ xvi, 1 fol. 16 c).
\NGILES. C7
v' talmudisme et le christia- :i les deux antipodes du monde ro eux croissait de jour en jour, .spiraient aux chrétiens les res.de la casuistique de labné s'est livangiles en traits de feu.
juient des études talmudiques était la qu'elles donnaient, le dédain qu'elles inspi- ' "ur le profane : « Je te remercie, Éternel, t.)jeu, disait l'étudiant en sortant de la mai- »i étude, de ce que, par ta grâce, j'ai fréquenté •le au lieu de faire comme ceux qui traînent dans ? bazars. Je me lève comme eux; mais c'est pour ' '/tude de la Loi, non pour des motifs frivoles. Je me ionne de la peine comme eux; mais j'en serai récom- ]>ensé. Nous courons également; mais moi, j'ai pour but la vie future, tandis qu'eux ils n'arriveront qu'à la fosse de la destruction '. » Voilà ce qui blessait si fort Jésus et les rédacteurs des Evangiles, voilà ce qui leur inspirait ces belles sentences : a Ne jugez pas, et vous ne serez point jugé », ces paraboles où l'homme simple, plein de cœur, est préféré au docteur orgueilleux ^ Comme saint Paul, ils voyaient dans les ca-