‹ L'Antechrist (volume 4)Chapitre 57 sur 353 · Luc, xviu, 9 et suiv · texte numérisé non relu

Luc, xviu, 9 et suiv

68 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 74]

suistes des gens qui ne servaient qu*à damner plus <le monde, en exagérant les obligations au delà de ce que l'homme peut porter *. Le judaïsme ayant pour base ce Tait, prétendu expérimental» que Thomme est traité ici-bas selon ses mérites, portait à juger sans cesse, puisque Téquité des voies de Dieu ne se démontrait qu*à celte condition. Le pharisalsme a déjà dans la théorie des amis de Job et de certains psalmîsles' des racines profondes, Jésus, en rejetant fapplication de la justice de Dieu à l'avenir, rendait inutiles ces critiques inquiètes de la conduite d'autrui. Le royaume des cieux réparera tout; Dieu jusque-là sommeille; mais fiez-vous à lui. Par horreur de l'hypocrisie , le christianisme arriva même à ce paradoxe de préférer le monde franchement vicieux, mais susceptible de conversion, à une bourgeoisie faisant parade de son apparente honnêteté. Beaucoup de traits de la légende conçus ou développés sous l'influence de Jésus furent de cette idée. Entre gens de même race, partageant le même exil, admettant les mêmes révélations divines et ne différant que sur un seul point d'histoire récente, les controverses étaient inévitables. On en trouve

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