I. Hilgenfeld, op, cit., p
!. Voir Vie de Jésus, p. 23, 249-250. Épiphane, qui n'avait pas vu d'exemplaire de cet Évangile hébreu, reste dans le doute $ar ce point, en ce qui concerne les nazaréens. Haer. xxix, 9.
3. Ainsi c'est r&frtfpftupov, le linteau de la grande porte du temple, qui se brise au moment de la mort de Jésus (Hilg., 47, 28). Les trois synoptiques y ont substitué le xaranîTa^ixa, le voile, pour marquer que Jésus déchire le voile des mystères antiques et supprime ce que le judaïsme avait d'^étroit, d'exclusif, de fermé. Cf. flébr. VI, 19 et suiv.; ix, 6 et suiv.; x, 4 9 et suiv.
4. Comparez surtout Matth., xvui, 22, et le passage parallèle de rÉvaogile des Hébreux (Ililg., 46, 24); Math., xix, 46-24, et le passage parallèle (Hilg., p. 46-47, 24-26]. Au lieu de la pénible iovention, qu'on trouve dans le Matthieu canooique, d'une garde romaine mise au tombeau sur la réquisition du sanhédrin, nous voyous dans l'Évangile hébreu le grand prêtre placer simplement quelques-uns de ses domestiques auprès du tombeau (Hilg., p. 47, îg-29).
5. Ainsi il ne contient pas l'inexactitude de Zacharie, Bis de
106 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 75]
turel plus étrange, plus grossier, plus analogue à celui de Marc. Ainsi la fable que le Jourdain prit feu lors du baptême de Jésus, fable chère à toute la tradition populaire des premiers siècles, s'y trouvait*. La forme sous laquelle on supposait que TEsprit divin, à ce moment-là, entra en Jésus comme une force distincte de lui, parait aussi avoir été la plus vieille conception nazaréenne. Pour latransfigu* ration, TEsprit, mère de Jésus', prend son fils par un cheveu, selon une imagination qui se trouve dans Ézéchiel ^ et dans les additions au livre de Daniel % et le transporte sur le Thabor *. Quelques détails matériels sont choquants ^, mais tout à fait dans le goût de Marc. Enfin certains traits restés sporadiques dans
Barachie (Mallh , xxni, 35; Hilg., p. 47, 26). Il donne aussi la vraie forme du nom de Barabbas,
\. Hilgenfeld, p. 45, 81. Cf. Carm. sibylL, VII, 84-83; Cerygma Pauli, dans Pseudo-Cyprien , De non iler. bapU édit, Rigault, Paris, 4648, Observ. ad cale, p. 439; saint Justin, DiaUj 88; Eusèbe, De solemn. pa8chali,i\ saint Jérôme, In 1$., XI, 4. Cf. Évangile ébionite (Ililg., p. 34).
% Orig., In Jer., homil. xv, 4. Le mot rouah (esprit) est féminin en hébreu. L'Esprit de Dieu chez les elchasaïtes était aussi une femme. Philos.^ IX, 43; Ëpiph., hacr. xix, 4; xxx,47; lui, 1.