‹ L'Antechrist (volume 4)Chapitre 74 sur 353 · I Cor., XV · texte numérisé non relu

I Cor., XV

3. Ép^aijopLmi rnv àvc|xiatv. Matlh., VII, 21-23 (comp. Ps. XIV, 4, (rad. grecque). Ce passage est liabilemcnt retourné par Luc contre les juifs. Luc, xiii, 24 «t suiv. L'expression de Ivcpw», uld àvcp.t0i;, etc., était le nom que les ébionites donnaient aux disciples de Paul. C'est peut-être exprès que Luc (xiii, 37) change celle expression en îp^ârai i^.xiaç.

: Iknlb] LES ÉVANGILES. iOO

|< n a semé dans son champ que de la bonne semence ; [ mais, pendant qu'il dort, « l'homme ennemi » vient, [ sème rivraîe dans le champ et s'en va. « Maître, disent ies serviteurs, tu n'as semé que du bon grain; (Toii vient donc cette ivraie? — C'est l'homme ennemi qui a fait cela, répond le maître. — Veux-tu que nous allions cueillir ces mauvaises herbes ? — Non; car en même temps vous arracheriez le froment. Laissez le tout croître jusqu'à la moisson ; alors je dirai aux moissonneurs : a Cueillez d'abord l'ivraie •• et liez-la en gerbe pour la brûler ; quant au froment, B rassemblez-le dans mon grenier ^ » Il faut se rappeler que l'expression « l'homme ennemi* » était le nom habituel par lequel les ébionites désignaient Paul \

L'Évangile hébreu fut-il considéré par les chrétiens de Syrie qui s'en servaient comme l'ouvrage de lapOtrc Matthieu? Aucune raison sérieuse ne porte à le croire*. Le témoignage des Pères de l'Eglise ne prouve

4. MaUli., xni, 24 et suiv., 36 et suiv. Le semeur d'ivraie manque dans Marc, iy, 26-29. Le rédacteur de Matthieu l'a sans doute pris dans l'Évangile hébreu. Luc omet le tout.

3. Voir Saint Paul, p. 305. Le verset Matth., xni, 39 n'est pas une raison de repousser toute allusion à Paul, ô ^taGcXc; peut être ooe atténjuation du dernier rédacteur. Toi; iroicûvrac tt,v âv6p.iav du verset 41 est bien signiûcatif. Voir ci-dessus, p. 408, note 2.

4. Il faudrait pour le prétendre supposer que les circonstances

110 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 75]

rien dans la question présente. Vu rextréme inexactitude des écrivains ecclésiastiques quand il s* agit d'hébreu, cette proposition vraie : « L*Ëvangile hébreu des chrétiens de Syrie ressemble à l'Évangile grec connu sous le nom de saint Matthieu, n devait se transformer en celle-ci, qui est loin d'en être synonyme : « Les chrétiens de Syrie possèdent l'Évangile de saint Matthieu en hébreu; » ou bien : a Saint Matthieu écrivit en hébreu son Évangile*. » Nous croyons que le nom de saint Matthieu ne fut appliqué à une des rédactions évangéliques que quand la rédaction grecque qui porte maintenant son nom fut composée, ainsi qu'il sera dit plus tard^. Si

décisives qui nous empêchent d'admettre que Tapôlre MallhÎM ait écrit TÉvangile grec qui porte son nom, tel que nous le Inotf aujourd'hui (voir Vie de Jésus, p. 466-467, note], et en particilier la façon dont la conversion de Tapôtre Matthieu y est racontée (Matlh.,ix,9), n'existaient pas dans rÉvangile hébreu. OrÉpipiL, hœr. XXX, 13, inviteà croire le contraire.Voir ci-après, p. Sl€.

1 . C'est déjà la formule de Papias. Ce que Papîas avait enta les mains était le xxTà MarOatov grec, qu'il regarde comine wêê traduction de l'hébreu. Il était donc inévitable qu'il crût qnoFoi^ ginal hébreu portait aussi le nom de Matthieu. -~ ftpiinfciL hasr. XXX, 43, est équivoque, et d'ailleurs il s'agit là ds 11 forme la plus moderne de l'Évangile éblonite. L'Évangile uamtKk ne portait aucune désignation claire, puisque saint JérOiBea|ipib cet Évangile secundum aposiolos, sive, ul pleriquB çMmmmi, juxla Matthœum. Adv. Pelag., IH, 2. Cf. Prœf. in rrmʧ ad Damasum.

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