Voir ci-après, p. 473 et suiv
[As 75] LES ÉVANGILES. 111
rÉvangile hébreu porta jamais un nom d*auteur ou plutôt une désignation de garantie traditionnelle, ce fut le titre d' « Évangile des douze Apôtres < n, parfois aassi peut-être le nom d' « Évangile de Pierre » *. Encore croyons-nous que ces noms ne lui furent donnés que tard, quand les Évangiles portant des noms d*ap6tres, comme celui de Matthieu, eurent la vogue. Une manière décisive de conserver au vieil Évangile sa haute autorité était de le couvrir de Tautorité du corps apostolique tout entier.
Comme nous Tavons déjà dit, TÉvangile hébreu fut mal gardé. Chaque secte judalsante de Syrie y fit des additions et des suppressions, si bien que les orthodoxes le présentent tantôt comme interpolé et plus long que Matthieu', tantôt comme mutilé^. Cest surtout entre les mains des ébionites du second siècle que T Évangile hébreu arriva au dernier degré
4. Préface de rÉvangile ébionite. Hilg. , p. 33, 35; saint iérôme, Ado, Pelag., IH, 2; In Mallh.^ proœm. Cf. Origène, Bomil, I in Lucam (0pp., III, 933) ; saint Ambroise, In Luc,, 1,2; Théophylacte^ In Luc,, proœm. — Notez Texpression ^vr4Aovt6{A,xT« TMv àirooTo'Xwv, fréquente en saint Justin, pour désigner les Évangiles.
1 Saint Justin, Dto/.^ 406 («utc5, douteux) .Voir ci-après., p. 4 \t.