Marc, ix, f, répété en Matth., xvi, 28; Luc, ix
4. En 33, selon une hypothèse plausible, il était un vtavîox&ç. Marc, XIV, 51-62.
126 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 76]
dition, et elle n'a rien d'invraisemblable*. Rome était après la Syrie le point capital du christianisme. Les latinismes sont plus fréquents dans Topuscule de Marc que dans aucun autre écrit du Nouveau Testament*. Les textes bibliques auxquels il est fait allusion se rapprochent des Septante» Plusieurs particularités font supposer que Técrivain avait en vue des lecteurs connaissant peu la Palestine et les usages juifs *• Les citations expresses de l'Ancien Testament, faites par l'auteur lui-même, se réduisent à une* ; les raisonnements exégétiques qui caractérisent Matthieu et même Luc manquent dans Marc ; le nom de la Loi ne vient jamais sous sa plume \ Rien donc n'oblige de croire que ce soit à un ouvrage sensiblement différent du nôtre que s'applique ce que Presby-
4. Irénée, III, i, 4; Clémenl d'Alex., duns Eus., H.E., VI, U; Eusèbe, //. E,, II, 45; Démanslr. évang., III, 5; Jérôme, Épipbane, etc.; gloses finales dés manuscrits, voir ci-dessus p. 445, note 3.
Ixavov irci^oai.
3. Marc, vn, 2-4; xii,38; xiii, 3; xiv, 42; xv, 42. Au lieu de x"l*»vGç (xiQ^i aa€€âT«,^»Iattli., XXIV, 20, Marc, xiii, 4 8, a seulement x*((^^9C.
4. Marc, i, 2-3. Le verset xv, 28, est une interpolation. Il manque dans le Vat, et le Sinaît,
5. L'expression rabbinique ^aoiXiîa r&v cùpavMv (malkouth hasch-schamaïm) devient toujours, dans Marc, p«<nXiîa tgû 6t9û.
[An 76] LES ÉVANGILES. 127
lemJoannes, dans les premières années da iv siècle, A'sait à Papias ' : « Le Presbyteros disait encore ceci : «Marc, devenu interprète de Pierre, écrivit exacte- 3 ment, mais sans ordre, tout ce qu'il se rappelait
> des paroles ou des actions du Christ. Car il n'en- » tendit pas et ne suivit pas le Seigneur ; mais plus
> tard, comme je l'ai dit, il suivit Pierre, qui faisait » ses didascalies selon les besoins du moment et non n comme s'il eût voulu dresser un recueil métho- » dique des discours du Seigneur ; si bien que Marc ■ n'est nullement en faute s'il n*a ainsi écrit qu'un m petit nombre de traits, tels qu'il se les rappelait ; » car il n'eut qu'un souci, ne rien omettre de ce qu'il » avait entendu et n'y rien laisser passer de faux. »