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personnifiés*, et dont les divers épisodes représentaient la lutte du bien et du mal. Le bien est le dieu suprême, ineffable, perdu en lui-même. Son nom est Abraxas. Cet être éternel se développe en sept perfections, qui forment avec l'Être lui-même la divine ogdoade. Les sept perfections, NoûSj Logos^ Sophia^ etc., en s'accouplant, ont produit les ordres d'anges inférieurs (éons, mondes) % au nombre de trois cent soixante-cinq. Ce nombre est celui que donnent les lettres du mot abraxas^ additionnées selon leur valeur numérique.
Les anges du dernier ciel, dont le prince est Jéhovah, ont créé la terre, qui est le plus médiocre des mondes, le plus souillé de matière, sur le modèle fourni par Sophia, mais sous l'empire de nécessités qui en font un composé de bien et de mal. Jéhovah et les démiurges se sont partagé le gouvernement de ce monde, et se sont distribué entre eux les provinces
4 . Ce procédé est l'essence même de la mythologie persane. Se rappeler toute la théorie des Amschaspands. Yo'ir J. Darmesteter, Haurvatât et Ameretât, Paris^ 4875; Ormazd et AhrimaUj Paris, 4 877, p. 38 et suiv. Comparez les Sephiroth de la Gabbale. C'est ainsi que des attributs ou des fonctions de Jéhovah sont devenus des anges chez les musulmans (^ISfl = ^i^»).
2. Aîwv «= seculum = phén. oulom = hébr.^ olam = arab.^ âlem (rabb el-âlémîn), équivalent de sebaoth. Cf. Hebr. i, S ; XI, 3; I Tim., i, 47.
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et les peuples *. Ce sout les dieux locaux des dîffôronts pays. Jéhovah a choisi les Juifs ; c'est un dieu envahisseur, conquérant. La Loi, son ouvrage, est un mêlangi^ de vues matérielles et de vues spirituelles. Les aulivs dieux locaux ont dû se coaliser contre ce voisin agressif, qui, en dépit du partage convenu, a voulu soumettre toutes les nations à la sienne.
Pour mettre fin à cette guerre des dieux, lo Dieu suprême a envoyé le prince des éons, Xo^h, son premier fils, avec mission de tirer les hommes de la puissance des anges démiurges. ^^o(Hs ne s'est pas précisément incarné. Au moment du baptême, Xoih s'est attaché la personne de l'homme Jésus et ne Ta quittée qu'au moment de la Passion. Selon certains disciples de Basilide, une substitution se fit h. ce dernier moment, et Simon de Cyrène fut crucifié en place de Jésus*. Les persécutions auxquelles Jésus et les apôtres furent en butte de la part dos Juifs venaient de la colère de Jéhovah, qui, voyant son règne menacé, faisait un dernier effort pour conjurer les dangers de l'avenir.
La place que Basilide attribue à Jésus dans Téco* nomie de l'histoire du monde ne diffère pas es8(;n-