V. ci-dessus, p. 217, et ci-après, p
3. Livre de Josué, ch. xlvii (édit. Juynboll) ; Chron. d'Aboulfalh, p. Lxv-Lxvi, 113 (édit. Vilniar).
4. Eckhel, III, 433, 435, 438; Photius, cod. ccxLii, p. 345, Bekker; Livre de Josiœ, 1. c. (voir Dargès, les Samaritains, p. 99 et suiv.). Pour attribuer ce temple à Adrien, on n'a que la faible autorité du Livre de Josué, Peut-être date-t-il du commencement du règne d'Antonin. Les monnaies portant Timage du temple peuvent être postérieures. Eckhel, L c; Saulcy, Num, de la PaL, p. 247. Voir l'inscription donnée par Cotovic [Uin, liieros,, p. 342).
[An 134] L'ÉGLISE CHRÉTIENNE. 223
dans le libre exercice de leur culte, et la mémoire de Bar-Coziba paraît avoir été chez eux couverte de malédictions \
La construction d'JElia Capitolina continua plus activement que jamais. On fit tout pour effacer le souvenir d'un passé plein de menaces. Le vieux nom de Jérusalem fut presque oublié. JElia le remplaça dans tout l'Orient; cent cinquante ans plus tard, Jérusalem était un nom de géographie ancienne, que personne ne connaissait plus ^ La ville se remplit d'édifices profanes : forums, bains, temples, théâtres, tétranymphées, etc. \ Les statues furent prodiguées de tous les côtés. L'esprit subtil des juifs y chercha des intentions railleuses, que certainement les ingénieurs d'Adrien n'eurent pas. Ainsi, au-dessus de
i. Passages de saint Justin, précités.
2. Concile de Nicée, canon 7; Conc. de Jérus., en 536, Labbe, V, p. 275; Itin. d'Antonin, carte de Feutinger, Onomastique d'Eusèbe et de saint Jérôme. Les premières monnaies musulmanes portent encore LIj! y£lia (Saulcy, p. 188-189; Aladden, p. 230-231). Cf. saint Jean'Chrys., Adv. Jad., orat v, 3; Bède(?), au mot Jérus,; Eusèbe, H, E., VI, xxii, ^ ; VII, v, 1 ; De martyr, PalœsLj c. xi; Adamnan, De /om sanctis^l, 21 ; £utychius,^w;».^ I, 354-355; charte d'Omar dans Modjir-eddin, IJisl, de Jérus., p, 36etsuiv., édit. Sauvaire, p. 224 etsuiv., édit. du Caire; Férazdak, p. iO (93), Boucher; Zeilschrifl der d. m. G., 4879, p. 216.
3. Chronique d'Alex., à Tan 119. Un reste de ces grandes constructions est probablement la porte à triple baie appelée l'arc de VEcce homo (Tpuouapov de la Chronique d'Alexandrie).
224 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [an iSI]
la porte qui menait à Bethléem, était une sculpture en marbre où l'on croyait distinguer un porc; et Ton voyait là une sanglante ironie contre le peuple vaincu \ On oubliait que le sanglier était un emblème romain et figurait sur les étendards des légions. Le périmètre de la ville changea légèrement du côté du sud, et devint à peu près ce qu'il est aujourd'hui. Le mont Sion resta en dehors de l'enceinte et se couvrit de jardins potagers. Les parties de la ville qui ne se rebâtirent pas offraient des masses de pierres disloquées, qui servirent de carrière pour les constructions nouvelles ^ Les substructions du temple d'Hérode (le hardm actuel) excitaient l'étonnement par leur solidité; les chrétiens prétendirent de bonne heure que ces assises colossales ne seraient disjointes qu'à la venue de l'Antéchrist ^
Sur l'emplacement du temple, comme nous l'avons déjà dit, s'éleva le temple de Jupiter Capitolin. Bacchus, Sérapis, Astarté, les Dioscures* y
4. Saint Jérôme, addition à la Chronique d'£usèbe, à Tannée 20 d'Adrien.
t. Eusèbe, Démonslr. évang., V, 13; VII, 13; VIII, 3 (p. 406-407); Epiphane, De mensuris, 14; saint Cyrille de Jér.^ Calech,, xv, 15; xvi, p. 184; saint Hilaire, In Psalm,, cxxxi.