Du César JElius Verus
3. Comp. ch. 2, où ces titres reviennent, et Eus., H, E.,IY, 42. Sur les fautes ou particularités de ce protocole, qui remontent probablement à Justin lui-môme, voir Mëm. de VAcad. des inscr., nouv. série, XXVI, 4'* part., p. 264-265, et Otto, ad loc. (3* édit.).
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Les deux titres de Pius et de Philosophus obligent ceux qui les portent à n'aimer que le vrai et à renoncer aux opinions anciennes, s'ils les trouvent mauvaises. Les chrétiens sont victimes d'un préjugé invétéré, de calomnies mises en circulation par la ligue de toutes les superstitions réunies *. 11 faut les punir, si on les trouve coupables de crimes ordinaires, mais ne pas s'en tenir à des rumeurs malveillantes. Un nom par lui-même n'est pas un délit; il ne devient tel que par les actes qui s'y rattachent *. Or on punit les chrétiens pour le nom qu'ils portent, nom qui n'implique que des idées honnêtes*. Celui qui, poursuivi, déclare n'être pas chrétien, est absous sans enquête ; celui qui déclare l'être est supplicié. Quoi de plus inconséquent? Il faudrait scruter la vie du confesseur et celle du renégat pour voir ce qu'ils ont fait de bien ou de mal.
La cause de la haine contre les chrétiens est
2. La question se posait, on le voit, dans les mômes termes que du temps de Pline et de Trajan. V. les Évangiles, ch. xxi. Comp. ApoL, II, %\ Athénagore, init,; Lettre des Égl. de L. et V., dans Eus., V, i, 33; Lettre apocr. de Marc-Aurèle, p. 102 B.
3. Jeu par iotacisme sur xp»»<xtoi. Cf. le PhilopaLris, 23, peutêtre Suétone (Claude, 25) et les inscriptions d'Asie Mineure (samf Paul, p. 363; voir aussi Arch. des miss, scienl,, m* série, t. IIF, p. 136). Cf. Clém. d'Alex,, Strom., II, ch. 4; Tert., Ad nat., I, 3; LdcLy Inst. div.,.lY^ 7.
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toute simple; elle vient des démons. Le polythéisme ne fut autre chose que le règne des démons. Socrate le premier voulut renverser leur culte ; les démons réussirent à le faire condamner comme athée et impie. Ce que Socrate avait fait chez les Grecs au nom de la raison, la Raison elle-même, revêtue d'une forme, devenue homme et s'appelant Jésus-Christ, l'a fait chez les barbares*. Voilà pourquoi on appelle les chrétiens athées. Ils le sont, si l'on entend par athéisme la négation des faux dieux de l'opinion; mais ils ne le sont pas au sens véritable, puisque leur religion est la religion pure du Créateur, admettant en second rang * le culte de Jésus, Fils de Dieu, et en troisième rang® le culte de l'Esprit prophétique. Le royaume qu'ils attendent n'est pas terrestre ; il est divin. Gomment l'autorité ne voit-elle pas qu'une telle croyance lui est un bon auxiliaire pour maintenir l'ordre dans le monde? Quelle barrière plus forte contre le crime que la doctrine chrétienne ?
Justin trace ici un tableau de la morale du Christ, d'après les textes de Matthieu, de Marc et de Luc, surtout de Matthieu. Il en établit l'innocuité et montre combien elle est utile à l'État. Il n'y a pas
^. Apol. I, 5.