V. ci-dessus, p. 39 et suiv
4. Il s*agit de YApologia l, la plus étendue. VApol. II, adressée au Sénat, est postérieure (voir ci-après, p. 485 et suiv.)- La date approximative de YApologia I résulte des ch. 4, 29, 31, 46. On a conclu de oùiopi<jaîji.w (nom que Marc-Aurèle cessa de porter à partir de son adoption par Ântonin en 438, un peu avant la mort d'Adrien) et de l'absence du nom de César (que Marc-Aurèle reçut en 439) que Y Apol. / a dû être écrite très peu de temps après la mort d'Adrien, à une date où l'on ne savait pas encore
368 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 150]
A l'empereur Titus Muvs Hadrianus Antoninus, Pids,
AUGUSTUS, GiESAR) — ET A VeRISSIMUS, SON FILS, PHILOSOPHE,
— ET A Lucius, Philosophe *, fils de G^sar * selon la nature et de Plus PAR l'adoption, ami du savoir', — ET AO sacré SÉNAT, — et au PEUPLE ROMAIN TOUT ENTIER, — POUR UN GROUPE d'hommes DE TOUTE RACE QUE l'ON HAIT ET PERSÉ- CUTE INJUSTEMENT, — MOI, l'uN d'eUX, JuSTIN, FILS DE PrISCUS,
PETrr-FiLS DE Bacchius, citoyens de Flavia Néapolis de Syrie- Palestine, — j'ai fait ce plaidoyer et cette requête.
dans le public le changement de nom du jeune César, et antérieurement à l'an 4 40, où ce dernier fut consul pour la première fois sous le nom de M. ^lius Aurelius Verus Caesar. Mais la suscription de YApoL /renferme bien d'autres fautes. Justin put conserver à dessein ce nom caractéristique de Verissimiis comme une flatterie délicate. Il semble que Marc-Aurèle se complut à ce surnom; il le prit sur ses médailles (Vaillant, Num, grœc, p. 58; Eckhel, VII, p. 69). L*état des hérésies qui résulte de VApoL /(ch. 26, 35, 39, 58, 80), convient bien mieux à l'an 150 qu'à l'an 438. En cette dernière année, les flatteries adressées dans le titre à Lucius Verus, né l'an 430, eussent été ridicules. Enfin, ce n'est qu'après huit années d'adoption, en 447, que Maro- Aurèle fut réellement associé à l'empire par la collation de la puissance tribunitienne. Noël Desvergers, Essai sur Afarc-Aurèle, p. 24 et suîv., note*
4. Lucius Verus ne méritait guère cette épithète; Justin la lui donne, ce semble, pour ne pas avoir l'air de le moins estimer que son frère par adoption et pour prêter de la force à son raisonnement (ch. 2). Comparez Apol. If, 2, 45.