Ainsi, à Éphèse, il élève un temple à la Fortune de Rome
2. Dion Cassius, LXIX, 42; Eusèbe, H. E,, IV, 6; saint Jér., sur Isaïe, ii, 8.
3. Voir les monnaies d'£lia dans Madden, p. 242 et suiv.; Saulcy, Numism, jud,, pi. xvi et xviii. Cf. Vogiié, le Temple de Jér.^ p. 62, et les monnaies impériales des villes de Syrie.
28 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 123]
celui de Jupiter au choix du fondateur de la colonie. Adrien élevait partout des temples à cette divinité protectrice de Rome, et la plus importante de ses constructions personnelles fut ce grand temple de Vénus et Rome, dont les restes se voient encore près du Colysée. Il était naturel que Jérusalem, à côté du temple de Jupiter Capitolin, eût son temple de Vénus et Reme. Le hasard voulut que ce second temple ne fut pas éloigné du Golgotha\ Cela donna lieu plus tard, de la part des chrétiens, à des réflexions singulières*. On vit dans ce voisinage une injure au christianisme, à laquelle certainement Adrien ne pensa point. Les travaux avancèrent lentement, et, quand Adrien, deux ans après, reprit la route de l'Occident, la nouvelle Colonia JElia Capitolina était encore plutôt un projet qu'une réalité.
Il circula longtemps parmi les chrétiens un récit singulier: c'est qu'un Grec de Sinope, nommé Aquila®,