Vie de Jésus, p. 434, note (13« édit. et suiv
2. Eusèbe, Vie de ConsL, III, 26; saint Jér.,Ép. 49 à Paulin (IV, 2« part., p. 564, Marlianay); Sulp. Sev., Hist. sacra, II, 34 (cf. 30); Sozomène, II, 4 ; Socrate, I, 47.
3. Épiph., De mens,, 44-45 (corap. Tabrégé De LXX inler-pretibus attribué à Épiphane); Sifra, sect. Behar, i, 9. Nous croyons le récit d'Épiphane vrai pour le fond; mais il a dû confondre Aquila, le traducteur de la Bible, avec un homonyme; le traducteur, en effet, semble avoir été un juif, élève d'Aquiba. Il se peut aussi que ce soit par confusion avec Aquila, le mari de
(Ab 123] L'ÉGLISE CBRÉTIEXXE. :âK»
qui fut nommé par Adrien intendant des travaux pour la reconstruction d'^lia, connut à Jérusalem les disciples des apôtres, et^ frappé de leur piété et de leurs miracles, se fit baptiser. Mais le changement des mœurs ne suivit pas celui de la foi. Âquila était adonné aux folies de Tastronomie judiciaire ^ ; chaque jour il tirait son horoscope; il passait pour mi savant de premier ordre en ces matières. Les chrétiens voyaient de telles pratiques de mauvais œil; les chefs de l'Eglise adressèrent leurs remontrances au nouveau confrère, qui n'en tint aucun compte et se
Priscilie (Act,, xviii, 2), et avec Théodotion (Épiph., De mens,, 17], qulrénée qualifie Aquila de novnxo'c et que saint Épiphano le fait naître à Sinope. Le Sifra a pu suivre une donnée créée par les chrétiens. Le olûtcû irsvOipi^Yiv de saint Épipiiane, qui ferait d'Âquila le beau-père, le gendre ou du moins un allié d* Adrien, a aussi son écho dans Midrasch Tanhouma (sect. Mischpalim, iuit., p. 26 h, édit. Amsterdam). Selon certains critiques, cette prétendue parenté viendrait d'une confusion avec l'Aquila du roman des Reconnaissances (VIII, 7 etsuiv.), lequel est censé frôro de Clément et membre de la famille flavienne. On ne sait comment se retrouver dans ce dédale d'erreurs, rendu inextricable par les confusions entre Aquila, Onkelos, Clément, Gléonyine, Calonyme. En tout cas, jamais parent d'Adrien n'a pu porter le nom d' Aquila. Pour les traditions Halmudiques relatives aux rapports entre Adrien et Aquila, voir Talm. de Jér., Hagiga, ii, 1 ; Grœtz, €esch. der Juden, IV, 2« édit., p. 443, note.
\ . Ce trait convient bien à un homme de l'entourage d'Adrien, lequel était immodérément livré à ces vanités. Ammien Marcellin, XXV, 4; Spartien, Mlius Verus, 3.
30 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 123]
raidit contre l'avis de l'Eglise. L'astrologie l'entraîna dans de graves erreurs sur le destin et la fatalité. Cet esprit incohérent voulait associer des choses opposées et qui juraient d'être ensemble. L'Église le reconnut impropre au salut, et le chassa, ce dont il garda une rancune profonde. Ses relations avec Adrien purent être l'occasion des connaissances particulières que cet empereur paraît avoir eues des ■chrétiens.