CHAPITRE XXII
l'ASIE orthodoxe. — POLTCARPE
Bien que déjà ébranlée par l'esprit sectaire, l'Asie n'en continuait pas moins d'être^ après Rome, la province où le christianisme était le plus florissant. C'était le pays le plus pieux du monde S le pays où la crédulité offrait aux inventeurs de religions nouvelles le champ le mieux préparé. Devenir dieu était là chose très-facile^; les incarnations, les tournées terrestres des immortels passaient pour des événements ordinaires ^ ; toutes les impostures réussissaient. On était plein encore des souvenirs d'Apollonius de Tyane; sa légende grossissait tous les jours*. Un auteur qui prit le nom de Mœragène en écrivit des récits merveilleux ^ ;
i . Voir Saint Paul, ch. xiii.