Comp. Saint Paul, inlrod., p. lxiii et suiv
3. Voir §§ 19, 20, tt (1). Il y a là trois clausules. Le § 24 est une note chronologique, très-ancienne, quoique Eusèbe ne Teût pas dans son exemplaire. Quant à § 22 (2 et 3), plus complet dans le manuscrit de Moscou que dans les autres textes (Zahn, p. 466- 468), c'est une addition d'un certain Pionius, qui, vers la fin du iv« siècle, fit une vie de Polycarpe. Halloix et Bollandus (26 janv.) l'ont donnée en latin. M. Gebhardt l'a trouvée en grec dans le manuscrit 1452 de la Bibliothèque nationale. Voir Zeilschr. fur Kirch, II (1878), p. 454-457. Cf. Macarius Magnes, p. 409.
[An 155] L'ÉGLISE CHRÉTIENNE. 46a
imita et qui fournit la marche et les parties essentielles de ces sortes de compositions. Seulement les imitations n'eurent pas le naturel et la simplicité de Toriginal. Il semble que l'auteur des fausses lettres ignatiennes avait lu l'épître des Smyrniotes \ Il y a entre ces écrits des liens étroits, une grande similitude d'esprit. Polycarpe était après Ignace la grande préoc- • cupation de l'auteur des fausses lettres % et c'est dans l'épître vraie ou supposée de Polycarpe qu'il cherche son point d'appui. L'idée que le martyre est la faveur suprême qu'on doit désirer et demander au cieP trouva dans l'encyclique smyrniote sa première et parfaite expression. Mais l'enthousiasme du martyi'e y est contenu dans les bornes de la modération. L'auteur de ce remarquable écrit ne perd aucune occasion de montrer que le vrai martyre, le martyre conforme h l'Évangile, est celui qu'on ne va p3.s chercher, qu'on attend. La provocation lui paraît si condamnable, qu'il éprouve une certaine satisfaction à montrer le Phrygien fanatique cédant aux obsessions du proconsul et devenant apostat*.
4. Comp. VAlcé de MarU, 47, à VAlcé d'IgQ. ad Smym,, 43» et d'Ign. ad Polyc, 8.