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Journ. asiat., p

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d'après ses souvenirs du paradis et les indications de l'ange Uriel, les liturgies mystiques de jour et de nuit que célèbrent heure par heure devant l'Eternel toutes les créatures*. La première heure de la ' nuit est l'heure de l'adoration des démons; pendant cette heure, ils cessent de nuire à l'homme . La deuxième heure est l'heure de l'adoration des poissons; puis vient l'adoration des abîmes; puis le trisagion des séraphins; avant le péché, l'homme entendait à cette heure le battement cadencé de leurs ailes, A la cinquième heure de la nuit, a lieu l'adoration des eaux, Adam, à cette heure, entendait la prière des grandes vagues. Le milieu de la nuit est marqué par l'accumulation des nuées et par une grande terreur religieuse. Puis repos de la nature entière et sommeil des eaux. A cette heure, si Ton prend de l'eau et que le prêtre de Dieu y mêle de l'huile sainte et oigne de cette huile les malades qui ne dorment pas, ceux-ci sont guéris. Au moment de la rosée, a lieu l'hymne des herbes et des graines. A la dixième heure, à la première aube, c'est le tour des hommes. La porte du ciel s'ouvre, afin de laisser entrer les Prières de

\ , Cf. The apostolical Constitutions in coptiCj p. 80-88 (Londres, 4848). Comp. Constit, apost., VIII, 34; saint Hippolyte, Opp, édit. Fabricius, t. I, .p. 255. Comparez surtout les wpai ^o^cXo^iaç de V Apocalypse de Moïse, §§ 7, 47, Tisch., Apec. apocr.j p. XI, 4, 9,

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ce qui vit. Elles entrent, se prosternent devant le Trône, puis sortent. Tout ce qu'on demande au moment où les séraphins battent des ailes et où le coq chante, on est sûr de l'obtenir. Grande joie sur toute la terre, quand le soleil monte du paradis de Dieu sur la création. Puis une heure d'attente et de profond silence, jusqu'à ce que les prêtres aient placé des parfums devant Dieu.

A chaque heure du jour, les anges, les oiseaux, toutes les créatures se relèvent pareillement pour adorer l'Etre suprême. A la septième heure, nouvelle cérémonie d'entrée et de sortie. Les Prières de tous les vivants entrent, se prosternent et sortent. A la dixième heure, a lieu l'inspection des eaux. Le Saint- Esprit descend, plane sur les eaux et les sources. Sans cela, en buvant l'eau, on subirait l'action malfaisante des démons. A cette heure encore, l'eau mêlée à l'huile guérit de toutes jes maladies. Ce naturalisme, qui rappelle celui des elkasaïtesS fut atténué par l'Église catholique; mais le principe n'en fut pas rejeté entièrement*. Les exorcismes de Teau et des différents éléments, la division du jour en

1. Voir les formules d'objurgation, Philosopha, \^^ 16-16; Épiph., XIX, 1,

2. Comparez les passages précités ùq^ Constitutions apostoliques grecques et des Constitutions apostoliques coptes. Le texte copte présente une couleur gnostique prononcie.

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heures canoniques, l'emploi des huiles saintes, conservés par l'Église orthodoxe, ont leur point de départ dans des idées analogues à celles que l'Apocalypse adamite a complaisamment développées.

La sibylle chrétienne ne faisait plus guère que répéter sans les comprendre les oracles anciens, en particuher ceux de l'Apocalypse. Elle ne cessait pourtant pas de vaticiner* et d'annoncer la prochaine ruine de l'empire romain. L'idée favorite à cette époque était que le monde, avant de finir, serait gouverné par une femme ^ La sympathie des anciens * sibyllistes pour le judaïsme et Jérusalem s'est maintenant changée en haine ^ ; mais l'horreur pour la civilisation païenne est la même*. La domination de l'Italie sur le monde a été la plus funeste de toutes les dominations ; ce sera la dernière. La fin est proche. Le mal vient des riches et des grands, qui

1 . Le § 4 du livre VIII des oracles sibyllins a sûrement été composé entre la mort d'Adrien et la mort de Marc-Aurèle. Les vers 65 et suiv. s'expliquent pour le mieux sous Marc-Aurèle et Lucius Verus. Le § 3 du liv. III paraît du môme temps, un peu antérieur.

2. Carm, sih., IIÏ, 75 et suiv. Cf. VIIÏ, 194, 499-202. Le passage original est celui du livre IIÏ. Cette femme est sans doute Rome (Apoc, xvii, xviii); elle est appelée veuve {Carm. sih,, Iir, 77) par allusion au passage de l'Apocalypse, xviii, 7.

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