‹ L'Antechrist (volume 5)Chapitre 36 sur 373 · Vie de Jésus, H^^ édit. (et suiv.), p. /i · texte numérisé non relu

Vie de Jésus, H^^ édit. (et suiv.), p. /i

2. Voir la discussion de cette queslion dans la Vie de Jésus, jntrod., p. Lviii et suiv., et appendice, p. 477 et suiv., éditions à partir de la 13*.

3. On fut porté, du vivant de Jean, à lui supposer des écrits. Voir léS passages de Caïus et de Denys d'Alexandrie sur Cérinthe, dans Eus., Jf. £., III, 28. Notez adhuc in corpore constitulo dans le passage copié par Thomasius (Tischendorf, Nov* Test.

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tout cas, avait des traditions particulières sur la vie de Jésus et, si j'ose le dire, une vie de Jésus à son usage. Ces traditions résidaient surtout dans la mémoire de deux personnes, que l'on tenait, dans ces parages, pour les deux plus hautes autorités en fart d'histoire évangélique, savoir un homonyme de l'apôtre Jean qu'on appelait le Presbyléros Joannés S et un certain Aristion, qui savait par cœur beaucoup de discours du Seigneur*. Papias, déjà vers le temps où nous sommes,, consultait ces deux hommes comme des oracles, et prenaît note de leurs traditions, qu'il devait insérer dans son grand ouvrage sur les Discours du Seigneur. Un trait bien remar-

gr., edit. 8* crit. major, 1869, vol. ï, p. 967 et suiv.). Ces mots semblent réfuter des gens qui disaient non jam in corpore con- Miiulo,

\ . Voir les Évangiles, p. 426 et suiv. Comp. Eusèbe, H. E,, V, vm, 8.

2. Papias, dans Eus., H, E,, HI, xxxix, 4, \ 4. Nous lisons ol roû xuptcu [jAotôïjTwv] {AttOvirat Xepuoiv.Çe présent marque une génération postérieure à celle des apôtres, soit qu'on établisse la contemporanéité avec le temps où Papias écrivait, soit qu'on l'établisse avec le temps où il interrogeait (cf. ibid,, 45]. Cette phrase, prise à la rigueur, exclurait l'hypothèse de rapports personnels entre Papias et les deux traditionnistes ; mais on y peut supposer une anacoluthe, et Eusèbe n'a probablement pas tort [ibid,, 7) d^affinner que Papias entendit personnellement Presbyléros et Aristion. La preuve qu'il en donne n'est pas péremptoire; mais il possédait le livra et pouvait à cet égard mieux juger que nous.

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quable du Presbytéros était le jugement qu'il portait sur l'Evangile de Marc. Il le trouvait insuffisant et surtout désordonné; il y découvrait une complète ignorance de Tordre véritable des événements dans la vie de Jésus ^ Le Presbytéros croyait évidemment savoir mieux les choses, et sa tradition, s'il l'écrivit, dut s'écarter tout à fait pour le plan de celle de Marc.

Nous inclinons à croire que le quatrième Évangile représente les traditions de ce -Presbytéros et d'Aristion % lesquelles pouvaient remonter à l'apôtre Jean. Il semble, d'ailleurs, que, pour préparer la fraude pieuse, on lança préalablement une épître catholique, censée de Jean, qui devait habituer le public d'Asie au style qu'on allait tenter de lui faire adopter comme étant celui de Tapôtre ^ On y ouvrait l'attaque

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